Boîte à news

Quelques nouvelles concernant la MaJ du blog, ou mon parcours personnel.

Sorcellerie & golem de pierre…?

Une petite mise à jour des barres d’avancement des divers projets en cours !

Oui donc, tout ça pour dire que la suite tant réclamée de Vampires va connaître une phase de réécriture suite aux diverses remarques lues à travers les nombreuses chroniques du premier volet ! Je vais faire mon maximum pour améliorer et répondre aux attentes des lecteurs ! ^_^

Publié le: 16 mars 2013 | Commentaires: 0

Vampires d’une nuit de printemps au Prix Merlin 2013

Bonjour bonjour !

Alors, je suis fière de vous annoncer que Vampires d’une nuit de Printemps, paru l’année dernière aux éditions du Petit Caveau, & ma nouvelle La Toile de Liadan parue dans l’anthologie Dames de lune, fées des brumes aux éditions du Chat noir concourent tout les deux au prix Merlin 2013 !

Si vous avez aimé Vampires d’une nuit de Printemps, ou bien la Toile de Liadan, vous pouvez voter pour eux ! o/

Le premier tour a commencé le 1er février, il prendra fin le 31 mars ! ^o^/

C’est par ici ! http://presences-d-esprits.com/prix-merlin/listes.php

Publié le: 6 février 2013 | Commentaires: 0

Le site fait peau neuve…

…parce que je commençais à en avoir marre de l’ancienne version, alors il a eu droit à un petit relooking.

Quand le pouvoir du vampire fait son show...

Du coup, installation de thème « Weaver 2 » qui fait plein de choses en plus. Et nouvelle bannière tirée de la couverture de Vampires d’une nuit de Printemps (merci Rozenn ^^) Ainsi qu’un fond potable bricolé de mes petites mimines ^^ (le plus dur fut de trouver un éditeur graphique pratique malgré la résolution d’écran de mon netbook, gratuit, et assez complet. Vive Paint.net.)

Et tout ça, histoire de dire que Vampires d’une nuit de Printemps est officiellement disponible depuis le 8 mai chez votre libraire ou votre boutique en ligne préférée ! (Amazon, Decitre, Cultura ect ect ^^) et, bien sûr, la boutique en ligne des Éditions du Petit Caveau ! 😉

Allez, moi, sur ce, je retourne torturer quelques-uns de mes personnages… Biz ! 😀

Publié le: 17 mai 2012 | Commentaires: 0

Sortie imminente de Vampires + Nouvelle critique de l’antho’ « Dames de lune, fées des brumes »

Coucou !!

Alors, Vampires d’une nuit de printemps sort le bout de son nez un peu en avance : la semaine prochaine ! (Date initiale prévue le 15 mai). Plus que quelques jours à patienter donc ! Je saute, je saute !

Pour quelques chiffres, eh ben, je suis très contente de vous dire que sur les 50 marques-pages prévus pour les précommandes, j’en ai signé 42 ! Vampires est le second meilleur score aux préventes après Rage de Dents de Marika Gallman ! C’est carrément super ! Merci beaucoup à tous ceux qui ont précommandé mon premier roman ! Merci, merci ! 🙂

Ensuite, après une petite recherche sur Google, je suis tombée sur une nouvelle critique de l’anthologie Dames de lune, fées des brumes. Anthologie à laquelle j’ai participé avec ma nouvelle « La toile de Liadan ». Beaucoup de plaisir ! 😉 Merci à Atalan du forum des lecteurs pour cette critique !

Dames de lune, Fées des brumes est une anthologie dirigée et illustrée par Cécile Guillot. Chaque nouvelle prend appui sur un photomontage réalisé par l’anthologiste et évoque la destinée d’une héroïne plus ou moins mystique (sorcière, fée, musicienne de génie…).
Le livre regroupe une poignée des auteurs de la nouvelle vague du fantastique français à découvrir.

Si chaque nouvelle apporte avec qualité et talent une histoire aux différentes illustrations, certaines d’entre elles y perdent en narration. Il faut comprendre par là que l’histoire ne possède pas de réel enjeu et le tout reste évasivement descriptif.

Un petit bémol à la nouvelle de Céline Guillaume, malgré un style irréprochable, la fin est trop inexplicablement inattendue et ne réussit pas à faire adhérer le lecteur au tragique de la situation. De même ; la nouvelle d’Angélique Ferreira s’intègre mal. Il est dommage que l’anthologie se termine sur cette histoire qui ne vise clairement pas le même public que les autres. L’écriture et le récit cible plutôt un jeune lectorat et de plus l’exercice de la nouvelle est mal maitrisé à l’instar de la nouvelle du même auteur dans le lamento des ombres (chez le même éditeur). Un amalgame d’idées plus ou moins originales empruntées par-ci par-là à la littérature classique ou au cinéma affaiblissent la cohérence d’une narration trop longue pour une nouvelle. On se situe dans roman tronqué plutôt ce qui m’a gêné dans ma lecture.

En revanche, je tire mon chapeau à Vanessa Terral dont la nouvelle nous emmène explorer le panthéon de la mythologie nordique dans un récit punchy avec deux histoires en parallèle savamment dosées. Il n’aura fallu qu’une phrase pour que la nouvelle de Stéphane Soutoul me scotche dans mon fauteuil et me donne des complexes d’écrivain. Son style parfait et son univers romantique rehaussent une histoire d’amour à sens unique certes peu originale mais le plaisir de lecture est bel et bien là. Enfin ma nouvelle préférée du recueil est celle de Lia Vilorë : une sensation de déjà vu au début malgré un style accrocheur mais l’auteur nous emmène vers une fin inattendue et pleine de poésie amère. Une réussite.

Un mot sur les illustrations dont la plupart sont dignes d’être des couvertures. Si vous aussi vous vous sentez happé par de belles couvertures dans les rayons de librairie vous poussant à acheter absolument tel ou tel livre. A une ou deux exceptions près, chaque illustration de ce recueil vous invite vraiment à entamer la nouvelle qui lui est dédiée. Les compositions offrent un charme et une poésie qui fait tout de suite penser à l’écriture mélancolique et féminine de Cécile Guillot, ce qui offre un plus non négligeable.

Ainsi « Dames de lune, Fées des brumes » vous invite à un voyage mystique dans huit univers différents qui possèdent tous leurs saveurs. C’est un objet original qui offre un fabuleux avant goût de l’œuvre de chaque auteur et qui ne devrait pas laisser insensibles les amoureux de poésie féerique.

Rendez-vous la semaine prochaine pour la sortie de Vampires d’une nuit de printemps ^o^v

Publié le: 5 mai 2012 | Commentaires: 0

Extrait de Vampires d’une nuit de printemps !

Issu du site des Éditions du Petit Caveau !

Encore quelques jours avant la fermeture des précommandes ! Si ça vous donne envie, n’hésitez pas ! Marque-page dédicacé par mes soins offert jusqu’au 20 avril !

Prologue

— Cette ligne est réservée aux urgences…
— Sans blague ! Vous croyez que j’appelle pour
commander une pizza ?
(Piège de cristal, John McTiernan, 1988)

Paris, une nuit de fin décembre

Les gyrophares et les alarmes des ambulances s’étaient respectivement transformés en lucioles bleues sous acide et en piaillements d’un groupe de canaris hystériques.
Blanc de lait : la route enneigée.
Rouge bordeaux : la vision d’une des victimes de ce carambolage sinueux.
— Eh bien, on peut dire que tu commences fort, toi ! chuchota une voix masculine à cette éclopée se trouvant à ses pieds.
Étendue dans la poudreuse, elle reposait entre une portière arrachée et des bouts de verre éparpillés au milieu de la cohue, composée d’une centaine de blessés, de morts, de tôle froissée et de feux grégeois. Aucune autorité compétente, aucun témoin horrifié ne remarqua l’homme au manteau noir partageant son sang avec un visage
meurtri parmi tant d’autres. Aucune de ces mêmes personnes ne le vit ensuite quitter les lieux de l’accident en portant dans ses bras la victime anonyme.
Quant au bus qui avait transporté cette inconnue, il s’était résolu à exploser quelques mètres plus loin.

Chapitre I – Renaissance

Always look on
the bright side of life!
(Monty Python : Life of Brian, Terry Gilliam et Terry Jones,
1979)

Mes mains, douées d’un instinct de survie incroyable, étaient agrippées aux bras du siège. Elles renfermaient une efficacité de serres d’aigle compte tenu de mes ongles qui menaçaient de percer le tissu. Je savais que si l’avion s’écrasait, ça ne m’éviterait pas de m’écraser avec lui… mais, on se réconforte comme on peut. Bien
heureusement, la nuit noire et le fait de ne pas me trouver côté hublot m’évitaient de trop imaginer le pire.
— Si les dieux ne nous ont pas dotés d’ailes, c’est pour qu’on reste sur le plancher des vaches, bon sang de…
— Un tel langage ne sied pas à une jeune femme, me coupa mon voisin m’obligeant à grogner la fin de mon propos.
Mon interlocuteur était une illustration vivante du dandy anglais. Sa tenue noire restait toujours impeccable, et il était l’incarnation de l’élégance dans chacun de ses gestes ou de ses paroles. Une canne en aulne se trouvait actuellement coincée debout entre ses genoux ; les fines mains gantées de son propriétaire reposaient sur le pommeau d’argent.
Il s’appelait Maximilian Órfhlaith2 et était Maître de plusieurs vampires établis à Los Angeles.
Un : il était mon sauveur parce que vampire de son état. Ce sang de vampire qu’il m’avait fait boire avait aussitôt guéri mes blessures. Elles auraient autrement demandé plusieurs semaines voire des mois de soins hospitaliers… Si l’on partait du principe que je ne mourrais pas dans l’ambulance.
Deux : il avait sorti l’artillerie lourde des dons surnaturels et prouvé sa condition vampirique avec son pouvoir de domination mentale.
Il m’avait obligée à faire le poirier avec une main pendant quinze longues minutes ; ainsi que la récitation complète d’un poème anglais que lui connaissait, mais pas moi, si vous voulez tout savoir.
J’ai d’abord tenté de le tabasser avec une chaise en inox. Une fois calmée de force, je l’ai alors harassé de questions afin de trouver une faille dans son histoire mégalomaniaque. Je n’en ai, hélas, révélé aucune face à tant d’assurance et de cohérence. Je sais ce que vous pensez. Quand il m’a dit ça, moi aussi je l’aurais gentiment mais fermement envoyé sur les roses – pour être polie –. Hélas, cet excentrique m’avait sauvé la vie.
Mais si l’on me cherchait ? m’étais-je demandé, paniquée.
Qu’allais-je dire ? Qu’allais-je faire ? Et la gagnante toute catégorie : allait-il m’abandonner là et se jeter dans un feu avec un rire dément, tel le sire de Lestat le vampire ?
Heureusement pour la survie de ses tympans, il avait su calmer temporairement ces angoisses et me convaincre de le suivre. Pourquoi m’étais-je retrouvée dans cet avion avec lui ce soir, vous demandez-vous ? Eh bien, parce que je n’avais pas eu d’autres choix.
Il m’avait exposé qu’à cette heure-ci, je devais compter parmi les victimes du bus qui nous avait transportés cette nuit-là. Pour ce qui restait de ma famille, ou de mes amis, mon cadavre serait très probablement porté disparu. On enterrerait un cercueil vide.
Inutile de vous dire que je ne prendrais plus jamais le moindre bus, ou voiture, par temps de neige ! Pour l’instant, j’avais l’esprit assez occupé afin de ne pas m’effondrer à l’idée que mon frère me croyait morte alors que c’était faux. J’avais la vie sauve et il était en bonne santé ; je ne pouvais qu’espérer qu’il surmonterait sa peine, si peine il avait… Je jouerais les impuissantes et vaines hystériques une fois seule. Jusque-là, je devais tenir bon.
Parce que voyons le bon côté de la chose, quoi ! J’étais en vie alors que j’aurais dû y rester ! Il y a moins de quarante-huit heures, je m’étais déjà vue avec une étiquette au gros orteil marquée de la date et l’heure de mon décès à l’hôpital ou dans l’ambulance. Une victime de plus d’un banal accident de voitures ayant rapidement dégénéré en carambolage à cause de la neige. Pour tout dire, je ne me rappelais pas grand-chose. Mon esprit s’était mis en vieille, car trop occupé à me transmettre mille et uns messages de douleur. Je m’étais rapidement évanouie peu après avoir avalé le sang d’une forme noire qui m’avait rappelé la Mort3 en personne. Après mon réveil, après avoir vérifié que j’avais tout et au bon endroit, que tout pulsait encore – ma tête, surtout, me l’avait confirmé avec violence – Maximilian m’avait annoncé deux choses.
Non, je n’étais pas une morte-vivante. Contrairement aux vampires d’Anne Rice ou de Buffy contre les Vampires, lorsqu’un Maître transforme un humain, le nouveau vampire n’en meurt pas. Point n’est besoin au préalable d’une énorme perte de sang ni d’être au seuil de la mort. Non. Au lieu de me tuer pour me ressusciter en vampire sorti de sa tombe, le pouvoir du sang se contentait d’arrêter l’influence du temps sur ma personne. La définition du vampirisme était la suivante : l’Éternité si tant narrée. « La durée qui a un commencement, mais pas de fin ».
Donc, oui, j’étais vivante, je pourrais toujours boire, manger, dormir. Et, en conséquence de boire et de manger, je pourrais continuer d’aller aux toilettes. C’est important de savoir.
Oui, bientôt j’allais être tout comme lui. Quand ? Il l’ignorait, mais étant majeure et vaccinée, ce serait sans doute dans un proche avenir. Dès lors que mon esprit aurait accepté les conséquences de vivre pour toujours.
Comment je le saurais ? Il m’avait répondu :
« Le moment venu. »

Publié le: 15 avril 2012 | Commentaires: 0