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Dessins favoris

Voici quelques-uns des dessins que je préfère, et ceux qui semblent favorisés par mes visiteurs Deviant Art.

Ma participation au calendrier 2009 des Éditions du Petit Caveau, avec respectivement les mois de Février (St Valentin) et Octobre (Halloween) un bon résumé en deux mois du mythe du vampire !

Illustration du mois d’octobre avec « la veuve joyeuse ». J’ai ri durant la coloration du smiley sur le cercueil.

Illustration pour le mois de février "faites le mur, pas la guerre !" Amour interdit entre une femme vampire et un lycanthrope.

Illustration du mois d'octobre avec "la veuve joyeuse". J'ai ri durant la coloration du smiley sur le cercueil.

Sur papier, ce depuis mon passage à l’ECV, j’aime utiliser les encres aquarelles Colorex de la marque Pebeo. Les couleurs sont vives, les aplats faciles à faire, ça sèche vite, et personnellement, je me shooterais à leur odeur. XD En papier, je préfère le papier bristol en format A4. Plus pratique à manipuler, rend la vivacité des couleurs, et aussi facile à ranger dans des classeurs à pochettes transparentes ! Inconvénient : difficile de dessiner au crayon sans laisser de trace.

Une autre techniques que j’aime pour l’illustration de cette jeune fille est de prendre du papier Canson assez épais, mais pas trop, de passer à traits moyens la craie de pastel sec, puis d’étaler la poussière de pastel avec un pinceau sec, et enfin, de repasser par-dessus avec un peu d’aquarelle pour plus de contraste aux zones clés. J’ignore si ça se fait beaucoup, mais j’ai bien aimé le résultat.

Isabeau est le personnage clé dans "La Vérité de la Déesse" et est souvent invoquée dans "Le Cercle des Fées."

Une autre illustration de cette technique :

Hikira Bisclaveret est l'héroïne du "Cercle des Fées". J'ai été très fière de réussir l'expression que j'avais en tête.

Maintenant, depuis l’année dernière, j’ai en ma possession une tablette graphique WACOM, la Bamboo Fun, que j’affectionne tout particulièrement. Voici mes dessins les plus récents :

"The Stolen Child" illustre la nouvelle du même nom présente dans le dernier numéro (n°7) du Webzine "Royaume des Fées" tenu par Azylis.

Hikira à l'âge adulte avec son armure de chevalier et à côté d'elle sa forme de louve.

Titania est l'ancêtre de Hikira. Titania illustre la nouvelle "Fairy Christmas", et bien que sa robe elizabethaine ait un trait brouillon, elle semble très appréciée.

Voici mon personnage de JdR préféré : la sorcière roumaine Ecaterina Gavril. Je compte la recycler et l'incorporer comme un personnage influant de "Vampires d'une nuit de printemps". Je me suis bien amusée avec le voile et la robe. Et j'ai utilisé une image référence de Deviant Art comme référent pour la posture.

Illustration pour "Vampires d'une nuit de printemps" avec son héroïne, Lia Vilorë. Ca fait très cartoon, c'était marrant à faire. Sauf la lune, j'avais oublié comment faire via ArtRage.

Dès que je suis bien installée dans la nouvelle maison, je compte dessiner un peu plus pour le Cercle des Fées, et Éternels. Je vous tiens informés. 😉

Publié le: 29 avril 2010 | Commentaires: 0

Premières nouvelles

Bonjour, bonjour !

Tout d’abord, je m’excuse de l’aspect vide de ce blog encore au stade de nourrisson. Pour ma défense, je suis en plein déménagement avec ma famille pour la belle contrée des Pyrénées Atlantiques, dans la région de Pau. Ça va faire du bien de quitter la Gironde et retrouver de beaux paysages verts et fleuris. Dès que nous serons bien installés dans notre nouvelle maison, je garnirai dignement ce blog de nouveautés. Et aussi tenterai de trouver un moyen pour réduire le temps de chargement de ses pages.

Maintenant parlons de cet article dont le titre me fait doucement rigoler vu que c’est un simili jeu de mots involontaire. Je vais parler de mes deux premières nouvelles publiées et de leurs premières critiques afin d’aller aux premières nouvelles. 😉

Couverture

Le Sang du Soleil, part de l’anthologie Or & Sang, éditée aux Éditions du Petit Caveau en décembre 2009. Ma première nouvelle. Elle concourt actuellement au prix Merlin 2010 aux côtés des autres œuvres de l’anthologie.

La nouvelle s’inscrit dans le genre policier classique en ayant pour cadre la ville de Los Angeles.

De nos jours, c’est l’histoire du dilemme d’un beau blond aux yeux bleus, rebelle et irrespectueux, nommé Citlali Kennedy. Avec l’aide de son coéquipier un peu benêt, il doit courir après une femme assassin à la solde de la mafia locale . Jusque-là, que du banal, dirons-nous. Oui, c’est vrai lorsqu’on ignore la vraie nature du chasseur et de sa proie. Kennedy est un vampire, et l’assassin, son ex-coéquipière, dont le sang lui rendrait sa mortalité.

Critiques de l’anthologie et, parfois, de ma nouvelle :

Critique de la Lune Mauve, la première, je peux vous dire qu’elle m’a miné le moral !

Les éditions du Petit Caveau, spécialisées dans l’édition de textes vampiriques, nous livrent une anthologie sur le thème de l’or et du sang, du métal précieux et des vampires.

Le résultat est une réussite! Les seize textes proposés varient dans leur ton, leur ambiance, le lieu et l’époque de l’action tout en tournant toujours autour du thème donné. La plupart sont signés d’auteurs qui m’étaient inconnus, mais la découverte de ces plumes fut agréable. J’ai savouré le romantisme de Trois ors d’Audrey Herreman ou celui de Confessions nocturnes de Stéphane Soutoul. Je me suis amusée à la lecture de Mercenaires, larmes divines et ex-petites amies rancunières de Lucile Garrigoux qui est un petit bijou d’humour. Un autre texte, Les deux orfèvres de Cécile Duquenne, m’a beaucoup plu par son atmosphère florentine, son sujet (les vampires ont-ils une âme ?), ses personnages et son écriture. Parmi les auteurs, Franck Ferric, bien connu pour avoir déjà fait paraître plusieurs nouvelles et roman, nous livre un texte, Le Transformateur, où le personnage principal se voit infliger une bien cruelle (mais méritée!) leçon.

Or et sang est une excellente anthologie dont les textes tantôt reprennent le mythe du vampire de façon classique mais réussie, tantôt s’en éloignent pour livrer des histoires originales, et toujours mêlés à l’or.

Seuls bémols : le texte d’introduction, un peu faible, et celui de Lia Vilorë qui à mes yeux ressemblait beaucoup à l’épisode d’une quelconque série télévisée américaine couchée sur papier, sans grand succès. Mais ce ne sont que deux points mineurs face aux nombreuses et délicieuses pépites d’or qui parsèment cette anthologie !

Critique de If is dead :

Or et Sang est la première anthologie de la maison d’édition du Petit Caveau, qui est, je vous le rappelle, une maison d’édition spécialisée dans les créatures à dents longues, tenue entre autres par Ambre Dubois que nous avions interviewée. Cette anthologie se compose de seize textes de longueurs variables pour un total de 260 pages. La plupart des auteurs sont des jeunes auteurs, c’est même pour certains leur première publication. La couverture est fort jolie, bien que l’impression ait un peu rougi les teintes jaunes comme la peau, mais dans l’ensemble, l’anthologie se présente bien et donne envie.

Au menu, 16 nouvelles par les auteurs suivants : Bettina Nordet, Gwenaelle Durand, Elodie Lemaire, Franck Ferric, Line D Rey, Henri Bé, Stéphane Soutoul, Lia Vilorë, Alazaïs Clénié, André Samie, Elie Darco, Aurélie Wellenstein, Cecile Duquenne, David Osmay, Audrey Herreman, Lucile Garrigoux.

Les seize textes ont leurs propres personnalités, et le thème (Or et Sang) est traité sous toutes les coutures. On passe en effet de l’antiquité à notre époque avec un détour par le Moyen-Age ou la Renaissance. Ces textes ont pour mérite d’être loin de la Bit-Lit, voire très très loin pour certaines nouvelles. On y retrouve des vampires, des vrais, qui mordent. Certains sont plus gentils que d’autres, mais nous sommes en présence de vampires comme on pouvait les attendre avant la déferlante Twilight.

Évidemment, les auteurs ne se sont pas privés pour ajouter leur petite touche à ces créatures de la nuit. Certains les voient comme pourvus de pouvoirs psychiques, d’autres feront le portrait des vampires tourmentés par la perte de leur âme. On notera notamment une hiérarchie de vampires assez intéressante : 5 Ombres au service du Maître, le premier Vampire dans la nouvelle de Gwenaelle Durant : Ombre et Or. Les genres sont plutôt variés. On passe d’un style série américaine policière avec la très bonne nouvelle de Lia Vilore à une nouvelle sombrement romantique et très émouvante avec celle de Stephane Soutoul, un des rédacteurs de notre confrère, le blog Vampirisme que nous saluons au passage. Les ambiances ne sont pas en reste, car on voyage dans tous les continents, Amérique du Sud, Europe, Égypte sont présents dans l’anthologie.

Cependant je dois tout de même déplorer le nombre de nouvelles sur le même thème: l’alchimie et la civilisation Maya revenant quand même dans une bonne partie des nouvelles. On finit tout de même par un peu saturer de tomber toujours sur les mêmes ressorts. Surtout que évidemment les auteurs ont des visions parfois contradictoires, on se mélange un peu, on ne sait plus quel auteur a dit quoi, c’est dommage. De même on peut reprocher le manque d’héroïnes, car il n’y a quasiment que des hommes dans cet ouvrage. Certes, les héroïnes sont devenues systématiquement ou presque associées à la Bit-lit, mais quand même. Ambre Dubois a su montrer dans le Manoir des Immortels qu’on pouvait très bien écrire un roman avec pour héros une vampire. De même les vampires restent relativement classiques, et on a assez peu de relecture du mythe, quelques touches d’originalité par ci par là, mais rien de plus. C’est regrettable quelque part.

Bien que je ne compte pas faire une critique nouvelle par nouvelle, je vous propose de nous pencher sur certaines nouvelles qui m’ont marquée, en bien ou en mal :

Le sacrifice du Sang de Bettina Nordet

J’ai énormément souffert au début de cette anthologie, à cause du premier texte de Bettina Nordet, que j’ai trouvé assez mauvais. Bourré de stéréotypes, télescopes, et s’engonçant dans un romantisme mièvre. N’est pas Poppy Z Brite qui veut. Heureusement la suite remonte largement la pente !

Le transformateur de Franck Ferric

Le transformateur de Franck Ferric touche à l’alchimie. L’introduction est pour le moins originale, et le style est évidement très bon. Ceci dit, ce n’est pas étonnant, vu que j’avais adoré son roman La loi du Désert. Aucun reproche à faire à cette nouvelle qui est pour moi l’une des meilleures du recueil. De nombreux détails historiques sont là, le vieux Paris un peu crade est parfaitement décrit.

Confessions Nocturne de Stéphane Soutoul

Confessions Nocturne de Stéphane Soutoul est la nouvelle la plus romantique du recueil. Mais pas n’importe quel genre de romantisme. Un romantisme très sombre, triste aussi, qui a su parler à mes veines goths. Cette nouvelle est un bijou finement décrit, plein de poésie et de douceur. C’est la première fois que je lisais un écrit de cet auteur et sa nouvelle m’a totalement conquise. A noter qu’il publiera son premier roman aux éditions du Petit Caveau en juin 2010 et cela s’appellera Le mal en la demeure. Je compte bien le lire dès sa sortie.

La mine du Querns de David Osmay

La mine du Querns de David Osmay surprend de bout en bout. Une ambiance Western, l’époque des chercheurs d’or, déjà rien que cela c’est bon pour me plaire. Le style est agréable et la fin surprenante à souhait. J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle qui m’a un peu fait penser à Riverdream de G.R.R. Martin, dans le très bon sens !

Impair et Manque de Aurélie Wellenstein

Je dois désormais citer Impair et Manque de Aurélie Wellenstein. En effet, cette nouvelle bourrée d’humour met en scène un vampire accro au jeu ! Une idée innovante et un traitement très efficace font de cette nouvelle un point fort de cette anthologie. Encore une auteur que je ne connaissais pas, mais que je ne manquerais pas de suivre !

Mercenaires, Larmes divines et Ex-petites amies rancunières de Lucile Garrigoux

Cette nouvelle est l’avant dernière du recueil. Et quelle nouvelle ! Anti-héros totalement barré, humour parfois plus que douteux, non-sens et folie douce, cette nouvelle m’a fait plusieurs fois éclater de rire. C’est léger, c’est frais et c’est absolument hilarant. Une nouvelle qui vaut son pesant d’or et c’est pas son héros qui me contredira. Une vision très intéressante des vampires qui pulvérise tous les clichés.

Voilà pour les points importants de cette anthologie, il y en a d’autres, mais qui m’ont moins plu tout en restant quand même très bon. Si ce n’est peut être pas la meilleure anthologie vampirique qui existe, cette anthologie permet de mettre sous le projecteur des auteurs français prometteurs. On ne s’ennuie pas, et dans l’ensemble le niveau est bon. Cela se lit bien, et certaines nouvelles sont de vraies perles. Comme quoi, la France a plus de bons auteurs qu’on le croit ! Pour confirmer mes dires, je finirai par dire que les 16 nouvelles ont été nominées au Prix Merlin, ce qui n’est pas rien. On y retrouve notamment celles de Soutoul, de Ferric, de Garrigoux mais aussi celle de Nordet bien que je ne l’ai pas du tout aimée. Comme quoi.

En tout cas, les trois précédentes que je viens de citer valent à elles seules le coup de se procurer l’anthologie !

Critique du site Mythologica :

Première anthologie des éditions du Petit Caveau, Or et Sang nous propose d’explorer à travers seize nouvelles le mythe du vampire. Encore !? diraient certains ? Eh bien moi je dis pourquoi pas. Jusqu’alors cette maison dédiée exclusivement aux créatures de la nuit nous a livré des titres de très bonne facture et donc en ouvrant cette anthologie j’avais un à-priori assez favorable. En fait l’idée de mêler les vampires et la richesse a de quoi séduire le lecteur et voyons donc maintenant pourquoi…

La richesse et l’écarlate ichor sont autant de signes distinctifs de la fonction de vampire, tout comme la puissance. La thématique semble donc particulièrement bien adaptée à une réussite sanglante sur les terres de l’Imaginaire. Voici pour commencer la liste des auteurs de cette anthologie : Bettina Nordet, Gwenaelle Durand, Elodie Lemaire, Franck Ferric, Line D. Rey, Henri Bé, Stéphane Soutoul, Lia Vilorë, Alazaïs Clénié, André Samie, Elie Darco, Aurélie Wellenstein, Cecile Duquenne, David Osmay, Audrey Herreman et Lucile Garrigoux. Autant être franc les deux seuls auteurs dont le nom m’ait frappé en lisant cette liste sont ceux de Franck Ferric et d’Elie Darco. Les autres semblaient donc être pour moi des découvertes complètes…

Mais parlons tout d’abord de la couverture. Réalisée par Véronique Thomas elle met parfaitement le lecteur dans le ton de ce qu’il va pouvoir découvrir dans ces pages. Un être dangereux bien qu’aux atours particulièrement séduisants, environné de soieries, de velours et d’or, le tout dans une lumière mordorée du meilleur effet. L’une des, si ce n’est la, meilleures couvertures que le Petit Caveau nous ait proposées.

Mais entrons maintenant dans le vif (si l’on peut dire…) du sujet avec les nouvelles en elles-mêmes. Je ne vais pas toutes les développer mais juste vous donner quelques coups de cœur et d’autres qui m’ont moins laissé sur ma faim…

Sacrifices de sang de Bettina Nordet inaugure l’anthologie et ce texte est à double tranchant. Il commence très très fort et l’on se dit que la lecture va vraiment être plaisante. Mais viennent ensuite les difficultés : son histoire part dans un romantisme homosexuel qui n’a en soi rien de dérangeant mais l’on n’obtient pas ce que promettait le début du texte. Peut-être est-ce le format nouvelle qui l’a trop obligée à condenser sa nouvelle car finalement on est un peu déçu : la fin est trop facile et finalement on en attendait plus. Le choix de commencer l’anthologie avec cette nouvelle n’est pas forcément le meilleur car certains lecteurs pourraient être rebutés par cette difficulté.

Le texte d’Elie Darco est une pure merveille et en deux nouvelles il est parvenu à me convaincre de son talent. L’orbe d’or fait partie pour moi des meilleurs textes proposés ici au jugement des lecteurs.

Le transformateur de Franck Ferric est une nouvelle plutôt étrange au charme légèrement suranné qui nous propose une vision assez particulière du vampire. Bien écrite, elle se lit rapidement tant on a envie de savoir où l’auteur veut nous emmener, de quelle manière il va parvenir à conclure cette nouvelle.

Mais pour moi les deux textes les plus emblématiques de cette anthologie ne sont pas forcément ceux auxquels on aurait pu s’attendre de prime abord : Commersang d’André Samie et Le sang du soleil de Lia Vilorë. La première de ces deux nouvelles est aussi surprenante que prenante à lire et la vision de cet auteur de la question vampirique est vraiment assez étonnante. La conclusion sait également laisser le lecteur sur les fesses car il s’attend réellement à beaucoup de choses mais pas à ça… Le sang du soleil est également assez atypique dans son genre et parvient à créer une véritable ambiance à laquelle le lecteur se laisse prendre. La fin est un peu moins flashy que celle de Commersang mais reste de très bonne qualité. Chacun de ces deux textes possède de véritables qualités et j’ai ici découvert deux auteurs dont je m’appliquerai à lire les nouvelles à l’avenir car j’ai vraiment apprécié leur style un peu décalé.

Pas de véritable déception ici si ce n’est Mercenaires, larmes divines et ex-petites amies rancunières, signée par Lucile Garrigoux. Je me suis pas moment demandé ce que ce texte faisait dans cette anthologie et l’ensemble des ficelles m’a paru trop facile. Le style m’a paru également assez approximatif et c’est dommage car il y avait de quoi développer une véritable idée.

Or et Sang est donc globalement une bonne anthologie, avec ses hauts et ses bas. Alors que la période tend à voir des anthologies au niveau équilibré sortir sur les étals des libraires, il y a ici de très bons textes et d’autres plus quelconques. Cela est dommage d’ailleurs car en refermant cette anthologie on a la sensation que tout n’est pas exploré dans cette thématique de l’or et du sang… Autre choix que je discute : le fait de placer Bettina Nordet en tant que premier texte. J’aurais personnellement plus vu Le Transformateur ou encore Commersang afin de commencer sur une note un peu plus décalée avant de revenir aux classique du genre. Malgré tout cela je me suis réellement fait plaisir à lire cette anthologie qui permet d’avoir une véritable alternative à la vague simplement bit-lit qui ruine un peu l’image romantique et profonde du vampire au profit d’un sexe débridé (non je ne donnerai pas de nom…) Pour conclure je dirais que Or et Sang n’a rien d’un acte manqué mais qu’il manque à mon avis un véritable anthologiste pour sélectionner et travailler les textes dans la perspective de l’anthologie. Un premier essai qui parvient tout de même à garder l’une des meilleures places dans mon cœur de lecteur en espérant que les prochaines anthologies sauront relever la barre au niveau de ce qui nous a déjà été proposé par cette jeune et dynamique maison d’édition…

Critique de Limaginaria :

L’anthologie Or et sang est la première anthologie publiée par la jeune maison d’édition du Petit Caveau.

Le recueil compte pas moins de 16 nouvelles traitant du mythe du vampire attaché à celui de l’or sous autant de formes.

Si la plupart des auteurs ne vous disent rien, c’est aussi parce que le recueil compte dans ses pages des publications de jeunes auteurs. L’anthologie est en effet une première pour un certain nombre d’entre eux (Les Éditions du Petit Caveau ont aussi pour ambition de découvrir de nouveaux talents).

Voici la liste des auteurs :

Bettina Nordet, Gwenaelle Durand, Elodie Lemaire, Franck Ferric, Line D Rey, Henri Bé, Stéphane Soutoul, Lia Vilorë, Alazaïs Clénié, André Samie, Elie Darco, Aurélie Wellenstein, Cecile Duquenne, David Osmay, Audrey Herreman, Lucile Garrigoux.

On peut dire que l’ensemble du recueil est de très bonne qualité. Les histoires racontées diffèrent toutes, autant dans le style narratif que dans les chronotopes proposés.

On peut en effet tout aussi bien se retrouver dans le monde actuel, dans l’antiquité ou dans un autre monde. Cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture.

A noter peut-être la redondance de certains thèmes traités qui finissent légèrement par se contredire, et le manque d’héroïnes qui se fait sentir (les principaux protagonistes étant pratiquement tous des mâles viriles et sexy).

Mais sans se risquer à une analyse approfondie de toutes les histoires, nous retiendrons surtout la très bonne Or, Sang, Soleil d’Henri Bé, une histoire pour le moins originale et qui ne s’éternise pas, ou encore l’excellent Impair et Manque, d’Aurélie Wellenstein qui, bien qu’un peu trop sanglant par moment, n’en reste pas moins l’une des nouvelles les plus marquantes du recueil avec le charismatique Ruben et sa passion dévorante pour la roulette et le casino (on a l’impression d’entendre tinter les pièces et tourner les machines rien qu’en la lisant).

Nous pouvons dire que cette première anthologie, autour d’un thème finalement assez peu exploité dans la littérature actuelle (nous parlons bien sûr de l’Or et pas du vampire), est une réussite. La lecture est fluide, agréable, ce qui fait de cet ouvrage une idée de cadeau originale pour Noël.

Car des bonnes idées, le recueil en est plein.

Pour qui : Les fans de vampires, Arpagon, ceux qui aiment les récits courts et qui voudraient connaître une expérience nouvelle.

Les + : 16 auteurs de talents avec chacun un style et une idée particulière. On passe un très bon moment et malgré le prix de l’anthologie qui peut peut-être freiner l’achat, cela en vaut largement le coût.

Les – : Les héros jouent pratiquement tous sur le mythe du vampire dans ce qu’il a de plus populaire. On aurait aimé trouver des héroïnes et des héros qui sortent un peu de l’ordinaire.

Critique de Bookaulau sur son blog, s’attardant sur chaque nouvelle :

Sacrifices de sang

Bettina Nordet

Une histoire très romantique, j’ai adoré. ^^ Zach subit sa vie plus qu’il ne la vie jusqu’au jour où il reçoit l’héritage d’un grand-père inconnu… Il découvre alors ce que recèle l’amulette si importante pour que son cousin éloigné en devienne vert de rage alors que ce dernier a obtenu l’argent et les biens. Immédiatement sa vie va changer et va prendre un tournant inattendu pour lui. Ici les vampires sont magnifiques et Alexian est mystérieux à souhait.

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Le transformateur

Franck Ferric

Découvrez ce qui se trouve dessous le transformateur d’une ruelle sombre… Je n’ai pas franchement aimé, ça se laisse lire, mais je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire.

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Commersang

André Samie

Pour quelle raison une personne serait prête à risquer sa vie pour nourrir les vampires ? Une fin inattendue, j’ai beaucoup aimé.

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Le sang du soleil

Lia Vilorë

Citlali est un détective un peu particulier, il est arrogant, prétentieux, asocial et c’est un vampire ! Mais il peut changer, du moins le côté vampire. La transformation s’est produite grâce à une magie ancienne et mystérieuse, le retour à sa nature première doit se faire d’une façon tout aussi étrange. Une très bonne nouvelle, le personnage principal est irrévérencieux et très drôle et j’adore les notes de bas de pages…

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Confessions nocturnes

Stéphane Soutoul

Une jeune horticultrice erre dans les lieux qu’elle doit réaménager. Elle découvre alors une personne bien étrange, un certain Edgard, il prétend être un vampire. Il lui raconte alors son histoire, triste et cruelle. Une nouvelle très belle et mélancolique, on a l’impression d’écouter le récit sur l’épaule d’Edgard.

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La mine du querns

David Osmay

Deux mineurs engagés pour un travail un peu particulier. Les apparences sont parfois trompeuses. J’ai bien aimé.

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Les deux orfèvres

Cécile Duquenne

Très belle histoire sur un vampire en quête de la chose qui pour lui est la plus importante… J’aurais aimé une autre fin.

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Le trésor du baron

Line D. Rey

A chercher les ennuis on finit par les trouver très rapidement. Pas mal.

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Le masque de la mort

Elodie Lemaire

Et si le Pharaon était un vampire ? Nouvelle très courte mais efficace.

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L’orbe d’or

Elie Darco

Que peut vouloir un vampire qui possède déjà tout ? Ce n’est pour moi pas une des meilleures mais elle se laisse lire.

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Ombres et or

Gwenaelle Durand

On suit les aventures de Léthé, vampire tueur à gage à la recherche d’un trésor maya. Superbe histoire, l’une de mes préférées.

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Trois ors

Audrey Herreman

Journal intime d’un vampire solitaire. J’ai bien aimé.

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Impair et manque

Aurélie Wellenstein

Suivez Ruben, vampire avec une addiction très particulière ! Nouvelle très originale, j’ai beaucoup aimé.

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De l’or plein les mains

Alazaïs Clénié

Un jeune homme découvre un collier bien particulier… Je n’ai pas du tout accroché, l’auteur ne m’a pas entrainée dans son histoire, dommage…

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Mercenaires, larmes divines et ex-petites amies rancunières

Lucile Garrigoux

Un vampire engage un mercenaire pour retrouver une statut en or que son ex (une vampire) lui a dérobée. Il voue une obsession bien particulière pour ce métal précieux. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle, l’humour est très présent et le fait que le narrateur soit le vampire rend cela très captivant. Cette nouvelle fait partie de mes favorites. La fin est plutôt intéressante…

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Or, sang, soleil

Henri Bé

Le jeune Stephano vient pour s’attaquer à un puissant vampire afin de lui prendre son or… Mais les choses ne tournent pas comme prévu. J’ai également bien aimé celle-ci.

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Conclusion :

Un très bon recueil, certes, inégal, mais dont le thème est intéressant et pas forcément facile. On en a pour nos 18.90€. Je recommande à tous les fans de vampires de se le procurer. Mes nouvelles préférées sont « Sacrifices de sang », « Le sang du soleil », « Confessions Nocturnes », « Ombres et or » ainsi que « Mercenaires, larmes divines et ex-petites amies rancunières ».

Critique d’Outremonde :

L’anthologie Or et Sang explore avec seize nouvelles le mythe du vampire associé au métal précieux par excellence, l’or.

Mis à part deux textes que je n’ai pas spécialement appréciés et deux ou trois qui m’ont laissé une impression mitigée en raison de leur caractère inégal, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage.

Voici quelques mots sur chacune d’entre elles dans l’ordre chronologique.

Sacrifice de sang de Bettina Nordet

Un texte qui débute fort, avec une histoire de vengeance, de malédiction, de sorcier qui emprisonne un vampire dans une amulette et le réduit en esclavage… bref, tout pour me plaire. Mais, hélas ! peu à peu l’histoire devient une sorte de bluette gay teintée de sadomasochisme. Ce qui aurait pu donner un texte intéressant et subversif, se révèle être une simple histoire d’amour teintée de jalousie. L’ensemble manque finalement d’originalité.

Le transformateur de Franck Ferric

Un gentilhomme est victime de la plus affreuse des malédictions. Un texte particulièrement caustique et cruel signé de l’auteur de la Loi du Désert. L’ensemble est pas mal, mais m’a laissé un goût d’inachevé.

Commersang de André Samie

Premier coup de cœur. Une histoire fantastique qui se déroule dans un monde parallèle où les vampires ont pris le pouvoir. Un humain particulièrement cupide fait commerce avec eux pour leur vendre des « vins » plus succulents les uns que les autres. Il s’agit bien sûr d’humains qu’il traite avec de l’or pour leur donner ce goût si particulier. Mais l’appât du gain est-il seulement ce qui motive ce « commerçant de sang » ? L’histoire, l’ambiance, le discours et la chute m’ont particulièrement séduit.

Le sang du soleil de Lia Vilorë

Autre bon texte qui m’a fait penser à une série télévisuelle. De l’action, des vampires, des agents de police, Los Angeles, une Némésis, mais aussi une malédiction pré-colombienne, ainsi qu’un héros charismatique et ambigu. Le tout servi par un style nerveux et efficace. Un bon moment de lecture.

Confessions nocturnes de Stéphane Soutoul

Une jeune horticultrice se rend dans un château pour participer à sa rénovation, en se promenant dans les jardins elle fait la rencontre avec d’un homme mystérieux… Première déception ! Je n’ai apprécié ce texte que j’ai trouvé longuet et ennuyeux. Assez invraisemblable aussi.

La mine de Querns de David Osmay

Pas mal de bons ingrédients dans cette nouvelle à l’ambiance western, de ruée vers l’or… avec une légende locale particulièrement sinistre, une mine maudite, des hommes prêts à tout et le lot de trahisons !

Les deux orfèvres de Cécile Duquenne

Très bon texte et autre coup de cœur. Florence, un vampire esthète, artiste, des complots, du sexe, des courses-poursuites, des trahisons et des manipulations… et une belle écriture font de cette nouvelle une vraie réussite. Un petit bijou.

Le trésor du baron de Line D. Rey

Un texte à l’humour noir et cruel sur des branquignoles qui essaient de voler un vampire richissime. Plaisant !

Le masque de la mort de Elodie Lemaire

Un texte intimiste qui nous fait traverser les âges avec un jeune pharaon à la recherche de son grand amour, celle qui l’a damné. Pas mal, mais un peu naïf par moment.

L’orbe d’or de Elie Darco

Abramo Finiguerra, le plus doué des orfèvres de Vicence, entre Vérone et Venise, est kidnappé par des goules pour qu’il crée un orbe d’or à leur maître. La relation entre l’homme et le vampire, faite d’ironie, de cruauté et de fascination, dans une ambiance malsaine, aliénante est admirablement mis en valeur par le style puissant et imagé d’Elie Darco. L’orbe d’or est un grand moment de lecture comme je les aime… avec un verbe riche, de l’originalité et du sens.

Ombres et ors de Gwenaelle Durand

Encore une bonne nouvelle dans laquelle apparaît une mystérieuse organisation de tueurs vampires sous les ordres du premier des vampires, le Maestru. On suit les aventure de Léthé de Paris jusqu’en Amérique latine, à la recherche d’un trésor légendaire convoité par bien de personnes ! Violence, sexe, humour noir, or et trahison sont au rendez-vous !

Trois ors de Audrey Herreman

L’histoire d’une rédemption à travers les âges et trois femmes… intéressant, mais sans plus. L’ensemble n’est pas suffisamment développé à mon goût.

Impair et manque d’Aurélie Wellenstein

Un texte de l’excellente Aurélie Wellenstein qui nous plonge aux tréfonds d’une obsession… on pense que c’est le sang puisque son héros est un vampire, mais peu à peu on découvre qu’il s’agit du jeu. Ce texte nihiliste montre que même le plus féroce des prédateurs n’est rien face à une addiction.

De l’or plein les mains de Alazaïs Clénié

Dans la Rome Antique, Lucius découvre un magnifique bijou qui permet de faire apparaître Chriséis, la plus belle des femmes (mais hélas ! elle se révèle être une créature vampirique). Pour elle il commettra les pires des forfaits. Le côté malsain d’une obsession amoureuse de ce texte est assez bien rendu. Un défaut, le héros manque de charisme et du coup, je suis resté un peu extérieur à ce qui arrivait !

Mercenaires, larmes divines et ex-petites amies rancunières de Lucile Garrigoux

Un vieil esthète vampire demande l’aide d’un mercenaire (très doué et très cher) pour récupérer une statue que lui a dérobée son ancienne compagne, vampire comme lui (et complètement dingue)… Mais dans ce texte assez jubilatoire et riche en personnages colorés tout le monde semble dingue. Très sympathique et marrant à lire !

Or, sang, soleil de Henri Bé

Au moyen âge, Stephano, gentilhomme sans le sou, se rend au château du vampire le marquis César Rubio pour le défier et le vaincre (et par là acquérir l’immense fortune du vampire) ,mais bien des chevaliers avant lui ont essayé et ont fini embrochés ! Un texte assez cynique et nihiliste avec une fin à chute !

Cette première anthologie des Éditions du Petit Caveau est donc un succès avec des textes assez divers malgré un thème commun fort. On voyage beaucoup, on rencontre plusieurs sortes de vampires et pas mal de styles différents. Quatre ou cinq textes sont de vrais bijoux et dénotent un réel talent d’écriture de leurs auteurs.

Critique de l’Autre Monde :

L’enivrante couverture de l’anthologie « or et sang », avec ses chaudes couleurs mordorées, nous invite de suite à ouvrir le recueil. Et cette très bonne collection de textes est d’abord à l’image de la couverture : envoûtante, et « addictive ». Puis, l’on se trouve frappé par l’énorme variété dans les genres des textes.

Avec pour consigne de mêler l’or et le sang dans leurs textes vampiriques, les auteurs de cette très sympathique anthologie, jeunes pour la plupart mais bourrés de talent, s’en sont donnés à cœur joie. Ils nous servent alternativement des écrits gothico-romantiques, des hommages à la mythologie grecque, des plongées dans la vie des pharaons, des descriptions des heures fastes de l’alchimie, de visions ensorcelantes de l’Italie de Rinascimiento en passant par un authentique western ou un polar américain! Et cette variété donne une fraîcheur et un intérêt sans cesse renouvelé à ce recueil vraiment original et en plus très bien écrit dans l’ensemble.

Gros coup de cœur pour le « Commersang » de André Samie et son détournement des techniques de l’œnologie, et pour le très ingénieux et bien dans l’air du temps « Impair et Manque » d’Aurélie Wellenstein qui nous montre les relations étroites qui peuvent se créer entre un vampire et un casino…

L’écriture toujours impeccable de Franck Ferric, pour cette fois très descriptive de l’ambiance de l’époque du Comte de Saint Germain, donne un texte très à propos. Nous retiendrons aussi les nouvelles suivantes pour les idées qui dénotent des chemins habituels de l’écriture et les genres choisis. « Le trésor du baron » pour son humour et son côté très théâtral avec ses décors de souterrains et ses personnages typés proches d’un certain esprit grand guignol. « La mine de Querns » avec son ambiance chercheurs d’or dans le far far ouest miteux et habité par un strigoï. « Le sang du soleil », car des vampires policiers à L.A., ce n’est tout de même vraiment pas banal !

Une anthologie de très bonne qualité pour les éditions de Petit Caveau, spécialisées dans la littérature vampirique, qui nous offrent constamment de nouvelles alternatives au mythe des suceurs de sang même si les clichés sont bien là où l’on aime les trouver.

N’hésitez pas un seul instant à vous plonger dans la lecture de « Or et sang », vous y découvrirez de vraies petites merveilles.

Critique de Psychovisions.net :

J’ai presque envie de commencer cette chronique par ma conclusion, conclusion qui ne tient d’ailleurs qu’en quelques mots, mots qui se suffisent à eux-mêmes : Bravo, chapeau bas, c’est génial ! Et oui, cette anthologie, qui m’avait avant d’entamer sa lecture laissé quelque peu sceptique, du fait entre autre du thème choisi, m’a littéralement scotché et époustouflé, tout en me confirmant une chose : les Éditions du Petit Caveau osent et rien que pour ça encore bravo !

Alors ce thème quel est-il ? Le vampirisme forcément, pour notre plus grand bonheur, puisque la maison d’édition d’Ambre Dubois s’est spécialisée sur ce thème, mais ici associé à l’or ! Et là donc, j’étais beaucoup plus sceptique. Les raisons sont les suivantes: d’abord le sujet lui-même ne me passionnait pas plus que ça, l’or, les bijoux c’était pour moi un brin ennuyeux, mais aussi car dans l’anthologie sortie en 2008 chez Glyphe et dirigée par Estelle Valls de Gomis, le sujet avait été abordé avec brio, m’obligeant à revoir ma vision du vampire… Et ça je vous le dit c’est beaucoup ! Certaines des nouvelles ne posaient plus la question du « qu’est ce qu’un vampire ? » mais du « qu’est-ce qui vampirise? » Bref, Estelle Valls de Gomis était allée assez loin dans le sujet et donc il me semblait qu’on en avait fait le tour au niveau anthologie de ce genre. Honte à moi, c’était loin d’être le cas et cet « Or et Sang » me le prouve de la plus belle façon, puisque cette anthologie est de toute beauté et d’une intelligence implacable et même si on n’évite pas quelque redites, c’est plus qu’un plaisir de lecture, c’est une lecture obligatoire pour quiconque aime les vampires et les belles choses !

Avant de rentrer plus avant dans l’ouvrage, il y a un point, et pas des moindres, que je voudrais souligner, encourager, féliciter, et celui-ci est visible dès la couverture. Une couverture de toute beauté d’ailleurs, avec cette femme et son regard fascinant, envoûtant, qui déjà vous fait chavirer, posée négligemment sur un lit, comme un bijou dans son écrin, illustrant parfaitement l’ensemble de l’anthologie. A côté de cette beauté signée Véronique Thomas, des noms, ceux des auteurs et en promenant mon regard dessus je remarque le génialissime Franck Ferric ainsi qu’Elie Darco et puis… Et oui, les demoiselles des éditions du petit caveau ont fait un choix audacieux et ô combien agréable, celui de ne choisir que des jeunes plumes, parfois même des premières publications ! Que ça fait du bien ! Enfin un éditeur qui ose faire émerger des talents, qui ose nous proposer autre chose, qui nous permet de belles découvertes ! Comment ne pas vouloir soutenir ce petit caveau qui exhume enfin quelque chose de différent ! Merci à vous !

Maintenant il va me falloir vous parler du contenu et vous n’allez pas être déçus ! Alors bien sûr je ne vais pas pouvoir vous parler de toutes les nouvelles, même si rien n’est à jeter dans cet « Or et sang », mais il me serait difficile de tout vous résumer. Chaque lecteur et chaque lectrice y trouvera son plaisir, croyez-moi, et si vous êtes intéressés par le vampirisme, votre regard sur ces fascinantes créatures nocturnes pourrait bien changer. Le vampire est à la mode, oui car la seule chose que toutes les Twilligtheries ont réussi à faire, c’est de remettre à la mode le dandy vampirique pour midinettes. Mais tous les vampires ne s’appellent pas Edward Cullen ! Alors allons-y, plongeons dans le vampirisme, le beau, le vrai…

Et cette anthologie commence bien, d’une façon classique, certes, mais que c’est bon ! C’est Bettina Nodet, qui ouvre le bal avec un étrange talisman, un étrange personnage pour une bien belle histoire où le vampire est à la fois amant et bon génie, type génie de la lampe dans Aladin ! Original n’est-ce pas et en plus les personnages sont marquants, avec des caractères superbement décrits. Une jeune plume qui a déjà compris beaucoup de choses. On ne pouvait pas rêver meilleure entrée en matière pour cette anthologie !

Mais on n’est pas au bout de sa joie et de ses découvertes avec ensuite Franck Ferric et son transformateur, une histoire superbe… Vous êtes-vous déjà demandé ce qui pouvait se cacher dans ces petites bâtisses qui régulent le courant électrique de nos villes ? Fascinant, mystérieux et comme toujours Franck Ferric a du style !

Arrive ensuite « Commersang ». Tout est dans le titre, jeu de mot bien amené pour une histoire sombre et un brin macabre où il est question d’un humain s’adonnant à un étrange commerce avec les vampires dans le but de gagner un maximum d’argent. Il fallait avoir l’idée et une fois l’idée bien en place, il fallait de la classe pour la mener à bien. C’est chose faite et je vous le dit, André Samie est une bien belle plume !

Dois-je continuer ainsi ? J’ai presque envie de vous parler de toutes les nouvelles tant elles sont toutes fabuleuses !

La nouvelle suivante de Lia Vilorë nous plonge dans le monde des Mayas et des Aztèques. Ce n’est pas la seule nouvelle présente dans le recueil nous menant jusqu’en Amérique du sud, puisque « Ombres et Or » de Gwenaëlle Durand nous entraîne aussi au pied d’un temple majestueux, proche des « Cités d’Or ». Si Lia Vilorë opte dans « Le sang du Soleil » pour un ton très polar fantastique (genre que j’aime beaucoup pour ma part), Gwenaëlle Durand nous plonge quant à elle en plein cœur d’une guerre vampirique et dans les deux cas il y est bien sûr toujours question de bijoux et d’or ! Les deux sont très originales et nous prouvent qu’avec un même lieu et un même sujet on peut faire des choses très différentes ! Et c’est vraiment là tout l’intérêt de ce recueil, c’est de nous fasciner de nouvelles en nouvelles, de montrer tout le talent qu’il y a chez des jeunes auteurs.

Beaucoup de nouvelles bien sûr font référence à l’orfèvrerie et ont pour cadre Venise. C’est le cas par exemple de la nouvelle d’Elie Darco. J’avais beaucoup entendu parler de cette auteure, on m’avait parlé d’une plume magnifique, et c’est vrai ! Un orfèvre se fait enlever par un groupe de vampires. Que lui veulent-ils ? Et si c’était dans l’or et l’alchimie que l’on pouvait retrouver son âme ? Et si retrouver son âme c’était mourir ? Belle, puissante et fascinante nouvelle que voilà ! Il est aussi question d’orfèvrerie et d’alchimie dans la nouvelle de Cécile Duquenne, « Les deux Orfèvres », où il est aussi question d’âme et de Graal. Une nouvelle qui encore une fois nous oblige à repenser le vampire, avec cette étrange vision, ces étranges associations, mythe du Graal, sang du Christ, immortalité et âme… Je ne vous en dis pas plus mais cette nouvelle et tout simplement excellente et j’aurais beaucoup de plaisir à la relire. Il y aurait encore tellement de chose à dire, rien que sur cette nouvelle et sur toutes les autres ! Mais voilà on ne peut parler de toutes même si je ne peux pas passer sous silence le troublant et romantique à souhait « Confessions Nocturnes » de Stéphane Soutoul, très joli texte un peu plus classique que les autres mais envoutant ou bien encore le souterrain et sombre « La Mine du Querns » de David Osmay qui pourrait faire penser à l’une des meilleurs aventures de Blueberry ! Et que dire du texte de Line D Rey, « Le trésor du baron », nouvelle courte mais efficace. Bref, chaque page est un émerveillement !

Malheureusement vient pour moi l’heure de conclure. J’espère que les auteurs dont je n’ai pas pu parler ici me pardonneront. Par contre, il serait dur de pardonner à un lecteur amateur d’imaginaire et de vampires qui se refuserait à lire ces 16 nouvelles toutes absolument géniales et à dévorer de toute urgence. Les Éditions du Petit Caveau m’avaient sidéré avec leur première publication, « Le mauve Empire » et c’est encore là une totale réussite ! Et de plus cette maison d’édition ose et ça fait du bien, c’est grâce à ce genre d’initiative que le paysage français de l’imaginaire bouge un peu et ça fait plaisir ! Continuez comme ça, c’est que du bonheur !

Note : 9/10

OUF ! Voilà pour les critiques connues concernant l’anthologie Or & Sang !

Couverture du webzine

Ma deuxième nouvelle circule dans le numéro 7 du webzine « Le Royaume des Fées » tenu par Azylis. Il s’agit de « The Stolen Child ». Ambiance victorienne pour des êtres fées perdus, abandonnés dans le monde des humains depuis leur plus tendre enfance. Suivons le parcours de l’un d’eux, Child, une jeune femme qui va peut-être trouver sa place dans ce monde, ainsi qu’un ami…

Critique du Monde Merveilleux de l’Imaginaire :

LECTURE

Interview Claudine Glot par Azylis

Certainement l’une des meilleures interviews depuis le début du fanzine. Claudine Glot est passionnée par son travail et nous emmène dans le monde des fées rien qu’en en parlant. Quant aux questions d’Azylis, elles sont pertinentes et précises. Du très bon travail!

Interview Aurélie Brunel par Azylis

Bonne interview également d’une autre passionnée. J’aimerais bien savoir quelles études Aurélie a faite en relation avec cet univers…

En librairie…

Une belle sélection de livres déjà sortis et à venir!

Lewis Caroll et les aventures d’Alice par Amie des Arbres

Alors là je dois dire que j’ai trouvé cet article particulièrement intéressant. Moi qui ne suis pas fan d’Alice au Pays des Merveilles, j’ai été intriguée par cet auteur ambigu et complexe. Je ne connaissait pas du tout ses origines sociales (ecclésiastiques) et son métier de mathématicien. Un article très instructif!

FÉERIE A TRAVERS LE MONDE

Les croyances des Amérindiens par Azylis

Très bel article sur les croyances des Indiens d’Amérique, une peuplade qui m’a toujours fascinée. Leur us et coutume sont bien résumés et le tout donne envie d’aller plus loin dans la découverte.

MUSIQUE

Rhapsody of Fire par Elwing Isiliel

Cette fois-ci je me suis décidée à lire cette rubrique afin de découvrir d’autres styles musicaux. Premier essai réussi puisque je suis allée chercher un peu sur le net la musique de ce groupe et je trouve ça pas mal du tout. Le chanteur par contre est rarement bon, mais la musique est envoûtante et épique. J’ai sélectionné pour vous une vidéo dans laquelle apparaît Christopher Lee chanteur ; un régal.

Merci Elwing pour cette découverte musicale.

ART

Interview Xavier Colette par Rozenn Illiano

Auteur toujours aussi sympathique qui fait de gentils clins d’œil à sa demoiselle.

PAGANISME

Beltane par Azylis

Au fur et à mesure des publications de ce fanzine, j’ai commencé à apprécier cette rubrique qui décrypte bien les croyances de l’époque celtique. J’ai donc tenté l’expérience sur mon blog, mais Azylis est quand même plus douée que moi dans la mise en place du résumé. Rire

PORTRAIT

Tante Arie par Amie des Arbres

Personnage qui m’était totalement inconnu, Tante Arie est une grande-mère bien sympathique qui ne ressemble pas aux habituelles fées-princesses. J’ai bien aimé ce côté grand-mère protectrice. C’est une fée attachante et peut-être même plus sympathique que les fées “classiques”. A voir…

NOUVELLE par Lia Vilorë

Un beau texte empreint de mélancolie et de féerie. Dommage que les dialogues ne soient pas très bons. Sujet original (le changelin) et abordé sous un angle intéressant ce qui donne envie de suivre cette auteur.

CONCLUSION

Avec le premier numéro, c’est pour moi le meilleur Royaume des Fées. Tout est impeccable et maîtrisé. J’ai hâte de lire le prochain qui sera malheureusement le dernier. Belle couverture également.

C’est tout pour le aujourd’hui ! Bonne fin d’après-midi à tous !

Publié le: 15 avril 2010

Blue moon

Illustration pour "Vampires d'une nuit de printemps" avec son héroïne, Lia Fáil. Ça fait très cartoon, c'était marrant à faire. Sauf la lune, j'avais oublié comment faire via ArtRage.

« you saw me standing alone,

without a dream in my heart

without a love of my own. »

Publié le: 21 février 2010 | Commentaires: 1

Has been in the Navy

Dernier chapitre : Has been in the Navy

Ce texte avait été prévu pour un concours au jeu Porte-Monstre-Trésor du réseau FEERIK. Le but était d’écrire en trois pages le dernier chapitre des aventures de l’aventurier Mr.Moustache, le raton-laveur.

Mon essai ayant été publié en premier, je crois que d’autres participants n’ont pas osé tenter leur chance (?) Dans tous les cas, cette partie du concours a été annulée par manque de participants, hélas.

« Ni trop ni trop peu… comme une minijupe has been des ténèbres, » murmurai-je en déposant un grain de raisin sec rendu collant sur le hublot de mon casque amphibie. Il s’agissait d’un pot d’aquarium pour poisson rouge.

Moi, Monsieur Moustache, célèbre raton laveur aventurier de mon état, ce jour-là j’avais la ferme intention de m’introduire dans le donjon le plus mystérieusement mystique des antres aquatiques ! J’ai nommé…

Le Donjon de Leira MilleÉcume!

Que les vétérans les plus aguerris et traumatisés par leur aventure, s’arrêtant à l’entrée sortie, ont surnommée en tremblant : Ariel la-pas-si-petite-sirène-que-ça.

Ainsi, j’étais assis sur le bord du lac, sur le ponton pourri envahi de mousse, témoin impuissant de l’abandon et surtout de la dangerosité des lieux sous-marins. Mes pieds s’étaient fait palmer d’algues retenues ensemble par la volonté d’un escargot fouettard payé au millilitre… Mais lequel le valait bien (et s’appelant Lorai-al) car fier producteur naturel de la bave la plus opaque et la plus efficace de sa race Menjeurdelétues.

J’avais, voyez-vous, longuement réfléchi au problème après avoir soutiré des informations à ces aventuriers. Cette collecte, nécessaire à la préparation d’une aventure superbement dangereuse, s’était faite par la force des pintes de bière. Ce qui signifie qu’à un certain moment, les vétérans ne savaient plus vraiment ce qu’ils disaient. Je retrouvais dans mon carnet de notes des propos aussi obscures que ceux d’une prophétesse sous overdose de Lorai-al.

Du donjon de Leira MilleÉcume pour ainsi dire je n’en savais que peau d’escar… oui, non, désolé, Lorai-al, je voulais dire « peau de serpent de mer » évidemment, voyons cher ami !

Je n’avais qu’une seule information : la porte d’entrée était la sortie.

C’est fort peu en trois mois d’enquête, vous pensez bien !

Il me fallait donc me préparer par moi-même en jugeant de mes propres yeux ce qu’était le donjon comme réputé le plus dangereux du monde sous la flotte !

Voilà, mon casque amphibie à camouflage imitation massif corallien était fin prêt… Mes pieds étaient palmés, et une algue magique, qu’un certain sorcier n’aurait pas reniée, me permettrait durant une heure de respirer sans air.

Je me levai sur le ponton, dandinant brièvement un pied sur l’autre, puis après un salut à mon ami Lorai-al, je plongeai dans l’eau !

Ce fut sous elle que je me rendis compte de ma grossière erreur : j’avais laissé mon casque camouflage sur le ponton ! Me frappant le front, je remontai à la surface et saisis mon casque. Ceci tout en essuyant stoïquement les plaisanteries de l’escargot… je mis mon invention et replongeai une seconde fois.

Faux départ, dirons-nous.

Je ne saurais vous dire combien de temps je nageai et battis des pieds jusqu’aux plus mornes profondeurs de ce lac intriguant. Mais, plus j’y voyais de moins en moins plus je songeais que l’adage : « là où le soleil ne brille jamais », ne faisait pas référence au bon emplacement.

Enfin, là-bas, je la vis ! La pointe claire obscure du sommet du donjon où brillait une flamme spectrale bleue qui éclairait toute la structure.

« Wouahou ! Par la barbe de Nilrem le Désenchanté ! » m’exclamai-je dans mon hublot, dans mon casque.

Le spectacle s’offrant à mes yeux ébahis était parfaitement splendide ! Le donjon le plus dangereux des eaux était aussi une ode à la beauté ténébreuse des abysses ! Un donjon de corail turquoise et de nacre, pointant comme une flèche de minuit couronnée de perles et de roses de mer ! La classe !

Passées les quinze premières minutes d’une contemplation quasi pathologique, je revins enfin à moi et nageai avec encore plus de volonté pour atteindre le fond sablonneux.

Une fois les pieds sur la terre molle, je me couchai et entrepris mon approche discrète et ninja. La porte se trouvait face à moi à quelques mètres. Un double battant d’un bois si pourri et si moussu que par contraste il constituait à lui seul une déclaration de guerre au monde de l’esthétisme et du bon goût.

Une idée me vint : et si cette porte était vraiment une provocation ouverte et cinglante aux aventuriers précédemment ébaubis, comme moi, par la splendeur du clocher des abîmes ? L’un d’entre eux m’avait scandé : « cette fo’tue pot’ d’me’de j’rêv’qu’à’l’bûcheron ! »

Une fois au pied de cette horreur, je m’accroupis précautionneusement en retenant mon souffle fantôme et battant nerveusement ma queue touffue. Il y avait un garde posté devant, un seul, et il ou elle m’avait vu !

J’étais paralysé, un sort de boule de feu et d’éclair suprême, et le paradoxe de l’envie de nettoyer le fond de mer de mes petites pattes, coincés dans la gorge. Mes doigts griffus tremblaient dans l’attente angoissante de tracer des signes avec la frénésie d’un hyperactif alors que je me figeai.

Le garde avança avec nonchalance jusqu’à me faire face, et curieusement plus il approchait plus il rapetissait jusqu’à n’être à mes pieds qu’à la hauteur d’une sardine.

« Vous v’nez pour l’donjon de d’mzelle MilleÉcume ? m’interrogea la riquiqui créature d’une voix tout autant riquiqui et fluette. On aurait dit une trompette bouchée.

Elle était pourtant jolie : un queue de serpent à partir des hanches, un buste de femme et une flamboyante chevelure rouge.

— Euh… oui ? » hésitai-je, une moustache haussée par la force d’un muscle facial pourtant tétanisé.

Alors, ce fut le drame : la sardine grandit, grandit, grandit et grandit encore jusqu’à faire plus de trois fois ma taille et elle… me sourit…

—    Euh… oups ?

—  Alors, chéri, on commence par la fin ? » me fit-elle, sucrée, séductrice et luxueuse, une main sur sa généreuse hanche écailleuse.

À cet instant fatidique, toutes mes croyances envers le peuple féminin de la mer tombèrent en disgrâce et en désuétude. Mes rêves d’enfant raton agonisèrent de façon théâtrale :

« Arggggh, je meuuuurs ! »

Alors, je compris la fatalité du danger que recelait cette simple porte en la personne de son seul garde qu’était sa maîtresse. Leira MilleÉcume se dressait face à moi, tentatrice et sublime, et je la voyais d’un œil écarquillé avec une partie de moi-même écartelée. Moi qui avais vu la sirène en impossible amour, la vérité en imposait littéralement : l’amour est une folie obscure et glauque, un être aliénant et dissimulé.

Je m’imaginais déjà parcourir un donjon fracassant une à une les images héroïques ayant accompagné mon enfance et façonné ma morale. Un donjon impitoyable et briseur de mirages comme autant de contes de fée cruels. Voilà pourquoi les vétérans de ce donjon en étaient revenus à moitié cinglés, l’enfant en eux n’avait pas voulu mourir ! Par conséquent, impuissants dans leur malheur, ils avaient préféré la fuite à la désillusion.

Mais moi, je me repris ! Par mon nom de Moustache, je n’allais pas tourner les talons et laisser à cette porte pourrie des lambeaux de mon âme toujours jeune !

Me levant, les palmes plantées dans le sable, l’air aussi con qu’une créature mi-raton mi-crapaud, je me raclai bruyamment la gorge dans mon hublot et fouillai dans mon sac. J’en sortis triomphalement le livre d’un mage qu’on disait désabusé mais n’ayant en fait jamais grandi.

Le grimoire de l’humour Desproges françaises !

Ouvrant une page au hasard, je citai.

Leira fut surprise, ne s’attendant évidemment pas à une riposte !

Ce fut après une longue joute verbale faite de cynisme et de calembours que Leira se rapetissa à nouveau et exhala son dernier soupir dans un râle d’anthologie :

« Ah ! Je meurs, damned une fois ! »

Eh oui, celle qu’on surnommait Ariel-la-pas-si-petite-que-ça avait eu un point faible qu’elle s’était efforcée de cacher : elle était anglo-belge !

Ainsi, fier et vainqueur, je tronçonnai cette foutue porte de merde à la hache vintage du feu pour venger ces vétérans qui, du cynisme et de la scie circulaire, n’en connaissaient que l’orthographe !

Enfin, je ne dirai qu’une chose de mon parcours de ce donjon fou, avec sous le bras mon précieux grimoire, jusqu’au trésor que Leira. Trésor qu’elle avait gardé dans une coquille Saint-Jacques grand format.

La plus grande richesse que j’en retirasse fut d’avoir su marcher sur le chemin du vieil âge sans lâcher ma sucette.

Publié le: 19 février 2010 | Commentaires: 0