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Zanzarah – La légende des deux mondes (PC – Steam VO)

Bonjour ! Je suis de retour pour vous parler d’un nouveau jeu vidéo PC qui est l’une de mes rares perles féeriques et parmi mes jeux préférés.

J’ai nommé, le Pokémon-Like/Aventure/RPG Zanzarah !

Titre : Zanzarah : La légende des deux mondes

Titre original : Zanzarah : The Hidden Portal

Développeur : THQ & Funatics Development

Date de sortie en France : 21 juin 2002

Prix : À partir de 37,40€ sur Amazon

8€ sur Steam, mais sans la VF.

Genre : Pokémon-like/Aventure/RPG

Rating : Pour tout public

Online : Mode multijoueur

Bande Annonce :

 

Résumé : Zanzarah : La Légende des Deux Mondes est un jeu d’aventure et Pokémon-like sur PC qui vous emmène en voyage à Zanzarah. Vous y incarnez Amy, une jeune humaine qui doit sauver Zanzarah de méchants Elfes Noirs en rouvrant les portails féeriques qui relient ce monde à celui des humains. Pour cela, elle devra apprendre à devenir une grande maîtresse des fées, car les fées d’Amy se battront pour elle contre les Elfes Noirs.

Le jeu compte un très anecdotique mode multijoueur façon Quake Arena qui permet de jouer à 4 joueurs sur internet ou en réseau pour se bastonner en combat d’arène. Personnellement, jamais touché. Ou peut-être une fois avec mon frère quand on était dans notre période multi local. Ah non, je confonds avec Drakan. Donc, non, jamais touché.

Compatibilité avec Windows 10 : Aujourd’hui, le jeu tourne sur Windows 10, mais prévoyez de bricoler un peu pour que les graphismes ne fassent pas des cochonneries ou bien qu’il ne manque pas de musiques. Je parle bien sûr si vous jouez avec la version CD. Je ne saurais vous dire les détails : c’est mon frère jumeau informaticien et fan de rétro gaming et de sauvegarde de vieux jeux sur Abandonware.com qui m’a mis des trucs et des bidules pour que ça fonctionne comme à l’époque et que le jeu soit plus joli au niveau des lumières. Bref, je lui poserai la question ce soir et je ferai une MàJ de l’article.

Critique-complètement-biaisée : Ah, Zanzarah. Je me rappelle, la première fois que j’en ai entendu parler, c’était dans l’un des derniers Joystick en test. Autant vous dire que je l’ai acheté aussi sec. En plus, il était déjà en Hit Collection pour petit budget. C’était mon Saint-Graal, mes yeux se sont mis à voir des paillettes, car oui, c’était mon premier jeu vidéo, en plus de cela un jeu d’aventure, où l’on jouait une fille et DES FÉES ! A l’époque, c’était mon seul et unique jeu qui se concentrait ou même abordait les fées et un univers féerique sans être infantilisant. Amy est une ado et si le titre est léger, lumineux et bucolique, on est dans la quête, dans l’aventure et, mine de rien, dans la question de la responsabilité des Hommes dans le bannissement du merveilleux de leur quotidien. Exil qu’il revient donc à Amy de lever, puisqu’il détruit maintenant Zanzarah.

La gamine de 18 ans que j’étais à l’époque a presque PLEURE de joie devant cet écran !

Voilà, je ne pouvais pas être plus sensible et emballée par le jeu. D’autant plus que le test d’époque insistait sur l’hybridation un peu WTF du titre : Pokémon-Like, puisque le grand intérêt c’est de capturer toutes les 77 fées que compte le jeu et de leur faire gagner de niveau et évoluer via des combats de fées. Et Quake-Like (sisi) puisque donc le deuxième intérêt du jeu sont les combats entre nos fées et les fées sauvages ou celles de nos adversaires dans une arène en vue à la première personne.

Autant vous dire qu’en plus avec ses graphismes d’un merveilleux aux petits oignons, plein de vie et de couleurs vives et de lumière, Zanzarah fait partie de ces jeux qui sont toujours installés sur mon ordinateur. Qui plus est, le thème musical du jeu est une chanson de Karina Grete à la musique magnifique qui est jouée intégralement à l’écran du menu.

Bref, pour le côté aventure voyons le scénario : Amy est une jeune fille de son temps, lecteur CD à la hanche, qui entend du bruit alors qu’elle est seule chez elle. Elle surprend une petite créature et le poursuit jusqu’au grenier où, dans une boîte, elle trouve une rune qui l’emmène à Zanzarah, dans le Jardin des Fées.

Bon sang, rien que le début du jeu, moi j’ai des palpitations <3

Guide touristique de Zanzarah : commencez votre voyage à Endeva, le village des elfes situé au jardin des fées !

Bref, elle se retrouve dans une caverne où quelqu’un semble y avoir installé son petit campement. Il s’agit de Rafi le Gobelin qui lui explique qu’elle est l’élue – ne hurlez pas – et qu’elle doit sauver Zanzarah de la catastrophe, ect ect.

Amy part donc à l’aventure sans trop se faire prier, car l’intro nous a montré qu’elle lisait un livre sur les fées avant de surprendre Rafi dans sa maison. Et puis, elle peut retourner à Londres quand elle veut grâce à une rune qui l’y ramène, puisque ce sera uniquement à Londres qu’elle pourra changer les fées de son équipe.

Voilà mon équipe de choc : Lumière, Eau, Glace, Feu et Air

Transition maîtrisée pour le Pokémon-like : Amy peut compter jusqu’à 5 fées dans son équipe. Toutes les fées appartiennent à un groupe élémentaire : Métal (merci les Nains), Nature, Énergie, Eau, Feu, Pierre, Glace, Psy, Ombre, Chaos, Lumière et Air, dont il faudra tenir compte.
Une fée de l’eau vaincra sans difficulté une fée du feu, mais sera vulnérable face à une fée de glace ou de nature, par exemple. Comme dans un Pokémon, au début, on a le choix entre une fée de l’eau, une fée de pierre et une fée de nature. Les fées de nature sont mes préférées avec les fées de lumière, puisqu’elles sont les petites fées aux ailes de papillon que l’on connaît bien. Même si l’on compte un homme-arbre, ou des champignons aussi. Mais je vous conseille de commencer votre partie avec la fée de pierre

Lui, Grem

si vous voulez compléter votre collection sans trop de difficulté d’ici la fin du jeu. La fée de pierre est autrement difficile à trouver à l’état sauvage. Car oui, après avoir choisi votre première fée, vous allez vous balader entre le verdoyant jardin des Fées, l’inquiétante forêt enchantée, le marais des Gobelins, la montagne des Nains, le royaume des nuages et même le royaumes des ombres où vivent les sordides Elfes Noirs. Et, au fur et à mesure, vous apprendrez pourquoi Zanzarah est en exil et qui commande les Elfes Noirs pour vous empêcher d’accomplir votre mission. C’est durant votre voyage que vous allez tomber sur des fées sauvages qu’il vous faudra vaincre et attraper (à l’aide de l’équivalent des Poké-ball : les sphères féeriques).  Vos fées évoluent pour la plupart d’un certain niveau à un autre. Bref, Pokémon avec des fées. Et j’aime ce jeu. <3 A noter que le type Psy n’a qu’une seule fée, mais qu’elle a 4 formes d’évolution au lieu de 3.

Et le combat, donc, pour la partie Quake-like, au début du combat vous prenez le contrôle de la première fée de l’équipe en vue à la première personne. Selon votre opposant, vous pouvez aisément changer de fée contrôlée (et parfois, vous avez intérêt à vous mettre à couvert et à changer fissa parce que les one-shot sont vite arrivés) et le reste c’est un FPS : clic gauche pour tirer et l’autre pour sauter (aka voler). Vous trouvez des marchands qui vous vendent les sortilèges offensifs et défensifs appropriés à l’élément de votre fée (parfois, certaines sont capables de maîtriser deux éléments ou leur élément principal + un joker, la pastille arc-en-ciel = n’importe quel autre.) Sachant qu’une fée a 4 emplacements de sorts pour former 2 configurations offensif/défensif. Si vous n’avez plus de mana pour votre sort offensif ou défensif, passez d’un clic à la 2e configuration de sorts pendant le combat, ça sauve.

Qui plus est, avec certains objets, certains types de fées vous débloqueront des passages au fil de l’aventure. Une fée de nature en première de l’équipe – celle que l’on verra voler près d’Amy en phase d’exploration – avec la carte de la nature fera disparaître les buissons épineux qui bloquent certains chemins, par exemple. Ou bien, il ne sera par exemple pas possible de capturer plus de fées de feu et d’avancer dans l’aventure sans posséder la carte du feu et une fée qui a pu évoluer en type feu grâce à une pierre d’évolution du… feu. Oui, certaines fées font comme Evoli : elles peuvent changer de type ou évoluer qu’avec des pierres élémentaires. C’est le cas de Tinefol. A la base, Tinefol est une fée de nature que vous pouvez transformer en fée de l’air, de nature mais-plutôt-eau, ou de feu si vous avez la bonne pierre.

C’est lui, Tinefol. Quand il est air Tineves, il monte un aigle, et quand il est Tinezard feu, un lézard rouge. Tinerog nature bon pour l’eau, il monte une grenouille.

Et évidemment, le but de tout bon dresseur/maître des fées est de parvenir à former l’équipe ultime. C’est-à-dire l’équipe de fées qui saura faire face à n’importe quel assortiment d’adversaires. Je vous le dis tout de suite : n’allez nulle part sans une fée de glace. Bon, il n’y a qu’un type de fées de glace + une fée unique et ont ne peut les trouver que vers le milieu du jeu, mais elles ont l’avantage sur quasiment presque tous les autres éléments et n’ont que deux faiblesses : le feu et le psy si j’ai bonne mémoire. Leur seul supérieur en badassitutde sont les fées de lumière qui n’en ont qu’une, mais soyez patients pour les trouver.

C’est moins complexe que Pokémon, mais ça promet quand même un peu de réflexion stratégique.

Enfin, d’autres fées ne peuvent s’obtenir que par des échanges avec certains personnages et, évidemment, par évolution. Sachant que la majorité des fées ont trois formes : base, première évolution, deuxième évolution. Généralement, la troisième forme est la plus puissante, mais c’est à voir quelles statistiques vous voulez privilégier. Car oui, les fées ont des stats : soit qu’elles aient de nombreux points de vie, comme les fées de pierre en général, soit qu’elles soient très agiles et se déplacent très vite, mais sont très fragiles, comme les fées de l’air, soit que leur magie et les dégâts qu’elles occasionnent soient très importants, comme les fées de glace, de feu, de lumière et certaines fées de nature, soit qu’elles soient capables de voler longtemps, comme les fées de l’air. Ainsi ces stats peuvent drastiquement changer d’une évolution d’une seule fée à la prochaine. Une fée qui avait 5/5 en magie peut se retrouver avec 2/5 à sa prochaine évolution, mais voir une statistique faible être renforcée.

Sinon, cet été, ça a été la première fois que j’ai attrapé toutes les fées et capturé tous les pixies après lesquels l’on peut aussi courir contre des récompenses.

Je les ai toutes !

 

Bon, je vous avez prévenu que ce serait une critique complètement biaisée. Là c’est un guide de jeu que je vous écris !

Parce que, pour être honnête, même à l’époque de sa sortie je n’avais et je n’ai toujours qu’un seul reproche à faire à Zanzarah : Amy et ses sauts parfois ARGLLL ! Le nombre de fois où je me suis retrouvée à l’autre bout de la zone, au début de la zone, parce qu’Amy avait planté un saut d’une plateforme à une autre, mais bon dieu ! Il y a même un truc que j’ai dû recommencer au moins 10 fois. 10 maudites fichues fois au minimum !

Et puis, il y a encore des objets pour lesquels je ne sais toujours pas comment faire pour les atteindre. Je devrais regarder un let’s play un jour.

Pour le reste : le jeu est fluide, les bugs, rarissimes. La musique d’ambiance est superbe – faut écouter les bruitages plus vrais que nature quand on se balade dans la forêt enchantée <3. Les graphismes sont encore jolis tout plein, avec des détails adorables comme les petites fleurs, les animaux qui évoluent autour de nous (oh, le petit lapin qui s’enfuit !), la lumière, les couleurs… C’est vraiment un jeu très reposant à vivre, une vraie bouffée d’oxygène et une promenade bucolique pleine de féerie.

Maintenant, si quelqu’un pouvait s’y remettre et me faire un autre jeu d’aventure ou un RPG avec les fées en premier plan, ce serait super.

Voilà, j’espère que cet article vous a plu et qu’il vous a donné envie de découvrir Zanzarah !

Lien page JVD.com : http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/00009691-zanzarah-la-legende-des-deux-mondes.htm

Publié le: 6 décembre 2018 | Commentaires: 0

Autour de… La Louve de Brocéliande – Jeu PS3 & Bande-son : Folklore

Au-dessus, « The Netherworld » de Kenji Kawai, issu de la bande originale du jeu.

Du temps de mes études à Bordeaux – un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ♥ – je cherchais un jeu dont le thème serait le monde féerique, le Petit Peuple, l’Autre Monde. Je vivais une nouvelle crise de manque, voyez-vous. Hélas, je ne trouvais rien sur PC de vraiment sympa puisque j’avais déjà Zanzarah. Un bien bon petit jeu d’aventure à l’ambiance bucolique, genre de Pokémon-like, mais avec des fées et désormais sur Steam, mais sans sa VF. Je vous en reparlerai. Bref, un jour, avec mon frère jumeau, nous sommes allés nous promener dans un magasin Micromania…

C’est en flânant entre les rayons que mon œil est tombé sur cette couverture titrée en GROS tout ce que j’aime :

Un bon jeu d’action/aventure dans les pays des morts.

Autant vous dire que j’ai semé ma bave sur le parquet. Ou mon sang, c’est pareil. Mais, ce fut le drame : ce jeu qui me faisait saliver rien que par la promesse de sa couverture n’était disponible que sur PS3…

Maintenant : je l’AAAAAAAAAAAAIIIIII ! Je ne l’ai à ce jour toujours pas terminé, bien que je sois à la fin du jeu, mais je l’ai.

Mon frère (béni soit-il ^___^) s’est entre temps acheté une PS3 en occas’, pour jouer à MGS4, donc je me suis acheté Folklore en occas’ ! 😀

J’ai qu’une chose à dire pour résumer mon impression : magique !

Bon, allez, l’heure de la présentation ^^

Genre : Action/Aventure/RPG (On gagne des niveaux, c’est tout)
Année : 2007
Développeur : Game Republic

Synopsis :

Rencontre avec les morts.

Ellen a 22 ans, elle est étudiante et a été élevée dans un orphelinat, car, 17 ans auparavant sa mère a disparu dans des circonstances indéterminées. Or, la voilà à Doolin, un petit village paumé d’Irlande, après avoir reçu une lettre de sa mère lui demandant d’aller là-bas la retrouver…
Sur la colline de Sidhe (rencontrer quelqu’un sur la « colline des fées », je savais que ça sentirait le sapin ^^). Sur la colline, donc, Ellen croit trouver sa mère, assise, recouverte d’un châle et lui tournant le dos, mais… c’est un cadavre qu’elle retrouve et qui tombe dans la mer au bas de la falaise.

Keats est journaliste dans un magazine d’occultisme de seconde zone : « Royaumes Inconnus ». Ayant déjà écrit un article sur le village de Doolin, plus ou moins à l’abandon, et alors qu’il travaille, il reçoit un étrange appel anonyme d’une femme terrifiée le suppliant de l’aider et de se rendre au village. La femme s’exclame : « Les Faerys vont me tuer ! » Intrigué par cette histoire, le journaliste s’y rend, monte la colline et c’est avec Ellen qu’il découvre le cadavre de la femme inconnue.

S’en suit pour nos deux héros une aventure divisée en chapitres que l’on peut suivre avec chacun des deux protagonistes, car leurs chemins s’entrecroisent et sont complémentaires. Ainsi, à la fin d’un chapitre vous retournez à l’écran où vous choisissez de continuer avec le même ou avec l’autre personnage. Certains choix faits avec l’un influencera les événements suivis avec l’autre.
Entre enquête policière et quête initiatique dans le monde féerique et inquiétant du Neitherworld, les deux héros devront faire le lien entre le monde des vivants et celui des morts pour lever le voile sur le mystère de Doolin. Cela tout en combattant d’étranges ennemis avec l’aide des créatures du Netherworld à asservir.

Remarque : la bande originale du jeu compte Kenji Kawai, entre autres, à sa composition. Cela donne des musiques aux mélodies simples, souvent calmes, mélancoliques, mais aussi inquiétantes donnant au jeu son atmosphère d’Autre Monde.

Le style du character design semble coréen par les yeux aux longs cils, bien fermés, les iris brillantes, la peau lumineuse et, pour Ellen, les lèvres en cœur mis en avant. Ellen fait penser à une de ces poupées coréennes.

Liens :

 Le test sur Jeu video.com

 Folklore sur Amazon

 

Et la Louve dans tout ça ?

Eh bien, c’est très simple. J’ai été très inspirée par l’ambiance étrange, mystérieuse, oppressante de Folklore, à la fois lorsque l’on se trouve dans les différents mondes du Netherworld (le monde des fées) et aussi lorsque l’on parcourt le village de Doolin. À Doolin, l’ambiance est très mélancolique, le village est tout petit, mais tout le monde y a enterré ses petits secrets et y porte ses deuils. La mort n’est jamais loin et les cauchemars non plus. On s’y sent presque coupé du monde. Dans le Netherworld, le même endroit peut être aussi merveilleux à admirer (merci la PS3 et sa HD) que terrifiant ou inquiétant à parcourir (C’est un jeu d’action/aventure, les combats sont très rythmés et parfois très tendus). Les thèmes de la mort et du deuil sont omniprésents. C’est ce qui m’a toujours énormément plu dans ce jeu. Les Faerys ne sont pas des mascottes toutes mignonnes à prendre à la légère, mais des êtres puissants et capricieux. Pour les obtenir comme alliés, il faut être motivé et bien malin.

On commence doucement avec le premier monde qui nous donne un environnement crépusculaire, avec des êtres féeriques qui vont du très populaire au plus obscur (sauf une fois qu’on a lu Katharine Briggs et là, on se rend compte du travail documentaire effectué pour le jeu.) On va donc croiser un Barguest ou encore un Cernunnos tant qu’à faire (oui, carrément). Mais aussi des créatures moins connues du folklore anglo-saxon comme le Padfoot ou Aughisky (le Kelpie, ou cheval des eaux des Irlandais).

Au fil de l’aventure, on ira dans la mer, dans un univers plus proche d’Alice au Pays des Merveilles – que j’ai sincèrement détesté tant il me rendait claustrophobe et en plus, je n’aime pas Alice -, dans un monde ravagé par la guerre, aussi, et même en Enfer. Oui, je sais, ce dernier est presque hors sujet, mais presque seulement car tous ces mondes sont les diverses représentations humaines de l’Après. Ou bien il s’agit de mondes que de tels traumatismes ont créé. Car le Netherworld n’est rien sinon la somme du subconscient humain, et les Faerys, des fantasmes auxquels les humains donnent vie dans le Netherworld.

Et c’est sur ce dernier point que repose le secret de la relation entre Ellen et Keats, pour ne pas vous en dire plus.

J’ai donc écrit énormément de scènes avec ce clair-obscur des fées en tête, le fait qu’elles étaient des créations de l’esprit humain, de leur relation interdépendante, mais aussi avec la bande originale du jeu qui était parfaite.

Voilà, j’espère que cet article vous a plu et vous donnera une nouvelle vision de la Louve de Brocéliande ! N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous le souhaitez, je suis toujours très ouverte à la discussion. Et je ne mords pas. ^^

Publié le: 23 août 2017 | Commentaires: 0

La Vouivre ou Guivre

Je vais apporter du beurre à ma mère grand après !

Je vais apporter du beurre à ma mère grand après !

Bonjour, bonjour ! Je me nomme Annette et la Narratrice m’a faite gardienne de la boîte folklorique ! Ici, je vais vous parler des créatures magiques, des légendes, et de plein de merveilles connues, inconnues ou méconnues ! La dame m’a dit que, parfois, je travaillerai en binôme avec Merlin quand il parle d’Arthur et des chevaliers… Je sais pas vous, mais moi j’ai les guibolles qui font les haricots rien que d’y penser.

Bref ! Pour ce premier article, je vais vous présenter madame la Vouivre. Vous la connaissez sûrement ! Mélusine est sa cousine ! (Mélusine, hein, pas Bécassine, attention !)

Allez, on va commencer par ce que la Narratrice appelle de l’éthymlolo…éthylo… éthymolo… j’y suis presque ! Ah ! Je sais ! « Et toi mon logis ! »

Non, c’est pas ça ? Bah, l’origine des mots, quoi !

La Vouivre, ou « Wuivre », « Wivre », « Wouavre », « Wyvern » (sur Albion) vient de l’Ancien Français « Guivre » ou « Givre » qui signifiait « Serpent« .vi

Comme vous devez vous en douter, c’est une femme-serpent. Sous sa forme humaine, elle a le tronc d’une femme, et le bas du corps est celui d’un serpent. (C’est pour ça que c’est la cousine de Béc… de Mélusine.) Sous cette forme, elle est loin d’être laide avec ses cheveux noirs aux reflets roux et ses grands yeux vert eau d’après Marcel Aymé.
Mais sous sa vraie forme, la Vouivre est un DRAGON ! Un serpent ailé. Un dragon couvert de feu, mais quasi aveugle. (Oui, je sais, c’est ballot de faire autant de lumière pour rien.) Non pas parce qu’elle vole de nuit, mais parce que sans le rubis appelé « Escarboucle » qu’elle porte au front, elle n’y voit riiiiiiien !

Pauvre Vouivre, à chaque fois qu’elle se baigne dans les lacs où elle vit, elle dépose cette lunette magique sur la rive et y’a toujours un homme cupide pour tenter de la lui voler ! Vous apprécieriez, vous, si un gars arrive pendant votre douche et vous taxe votre canne pour se faire des sous quand vous avez une jambe cassée ? Non, hein ? Ben, la Vouivre non plus et c’est ce qu’il lui a fait sa mauvaise réputation de mangeuse (littéralement) d’hommes dans le Jura et la Franche-Comté où elle habite.

Enfin, faut avouer que l’escarboucle, c’est plus qu’un oeil en prothèse… Grâce à lui, il paraît que l’on peut discuter avec les oiseaux, donc – d’après les explications un poil confuses de la Narratrice – avoir accès au savoir sacré, à la connaissance, mais aussi repérer les trésors cachés sous terre et donc en quelque sorte faire preuve de clairvoyance !

Oui, parce que dragon de son état, la Vouivre est du coup la gardienne avec son escarboucle d’un trésor à la fois tangible (« De l’or de l’or de l’or ! » comme diraient les Nains), mais aussi abstrait comme la sagesse et le savoir. (Ce que signifie la racine grecque de « Gnome ».) Et peut aussi guérir les maladies des yeux.

Dragon, la Vouivre a donc ce rapport particulier avec l’élément « terre ». Mais aussi avec l’eau dans laquelle elle se baigne. Fait intéressant : cela la rapproche des dragons asiatiques car, comme eux, la Vouivre est en rapport étroit avec le printemps et on la dit capable de fertiliser les sols et aussi les rivières. Elle peut, peut-être, se rapprocher également dans ce sens avec la déesse chinoise de la création et du mariage, Nüwa, qui est un serpent à tête de femme.

Avec ce rapport au printemps et au renouveau de la terre, c’est sans doute pour cela que l’on dit son trésor accessible une fois l’an, le jour de Pâques. Celui qui, ce jour-là, lancerait une miche de pain sur le trésor de la Vouivre aurait le droit d’emporter la partie du magot touché par la mie de pain. (Enfin, s’il arrive à s’enfuir avec.)

Mais elle n’est pas que terriblement effrayante, la Vouivre. On la dit aussi assez gentille pour guider les voyageurs avec son escarboucle. C’est plutôt sympa, non ? C’est mieux que de se faire mordre les mollets par les vipères et autres serpents venimeux qu’elle commande, non ?

Pour l’anecdote, en Bourgogne et Saône-et-Loire, à Couches-les-mines plus exactement a lieu tous les ans la « fête de la vouivre ». Là-bas, la Vouivre a un corps de serpent, mais une tête de loup-garou, et aurait ravagé le village en 1328. Les villageois s’en débarrassèrent avec l’aide d’un pote du joueur de flûte d’Hamelin : il charma le dragon tant et si bien que la Vouivre alla se faire cuire au four – hélas, avec le flûtiste.

Mais bon, en Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes où elle prend son nom d’Ancien Français, « Guivre », elle devient une collègue des Taties et autres Mères Noël et intègre les rangs des fées du foyer. Et du feu. Logique.

Philippe_Marie_Visconti

C’est rigolo : alors qu’elle avale un homme, comme il est en rouge, on dirait aussi qu’elle crache du feu !

21504269 Enfin, sous son nom de « Guivre » elle orne les blasons de cet art compliqué qu’est l’héraldique. Elle est une figure, ou un « meuble » répandu. Sous ce nom de « Guivre », elle avale un humain et peut être couronnée.

La Wyverne bien connue des joueurs de Donjons&Dragons est la version anglo-saxonne de la Guivre. Dans ce cas, la wyverne est un dragon ailé à deux pattes et à la queue empoisonnée de scorpion.

Voilà ! J’en ai terminé avec la Vouivre ! Maintenant, je suis en retard pour aller voir mémé ! Souhaitez-moi bonne route et je vous dis à la prochaine fois au pays des merveilles !

Ah, une dernière chose. Pour cet article, j’ai été lire les ouvrages de Pierre Dubois, de Katherine Quénot, Le dictionnaire féerique d’Arnaud F Ruaud (Éditions Oxymore) et Le bestiaire fantastique de Richard Ely & Co. aux éditions Terre de brumes.
Et : http://lalanguedublason.blogspot.fr/2012/06/le-dragon-heraldique.html

Publié le: 26 mars 2016 | Commentaires: 0

Les Fées de Brocéliande

Pardonnez ma diction trainante, je me réveille d'un long sommeil.

Pardonnez ma diction trainante, je me réveille d’un long sommeil.

Bien le bonjour, voyageur… S’il est encore utile de me présenter, je me nomme Merlin

La petite Narratrice en échange d’un pot de miel m’a demandé de veiller sur ce tiroir imaginaire… Il est dédié aux univers qu’elle a créés… Plus particulièrement celui de Brocéliande et de sa louve gardienne. Comment aurais-je pu refuser ? C’était moi, où laisser Mordred y jouer un mauvais tour à ma place…

Enfin, nous allons commencer par le commencement, voulez-vous ?

Je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter Brocéliande, la forêt mythique sur laquelle je veille et… dirait-on, où je végète… Brocéliande en Bretagne continentale, cette belle Armorique, est le Berceau des Belles Dames, les fées et où les chevaliers d’Arthur ont été mis à l’épreuve.

Mais je ne vais pas m’égarer au sujet des garçons… Je vais vous entretenir de leurs initiatrices, les Demoiselles, en cette saison pluvieuse… Sachez que malgré leurs différends, il est en réalité délicat de, justement, les différencier. Avec elles, gardez à l’esprit qu’il vous faut vous méfier des apparences… Il y a du bon et du mauvais en toutes choses.

Celles de la cour des rêves et de la lumière, la « Cour Seelie », comme elle se fait appeler, a élu domicile en Brocéliande. Leur clan semble accueillant, mais il ne faut pas les croire inoffensives. Les Seelies sont comme ce dicton : « L’Enfer est pavé de bonnes intentions ».
A l’inverse, les fées des cauchemars et des ténèbres, les « Unseelies », préfèrent les grandes villes, car c’est là-bas qu’elles prolifèrent le mieux. Par nature, elles ont une dent contre l’Homme pour les avoir oubliées, voire avilies. Qui peut reprocher l’amertume d’une reine transformée en Clochette ? Ou… Si je dois vous présenter cela de façon plus… moderne… Ah ! A moins que ce ne soit classique… Qui peut reprocher le désir de vengeance d’une femme traitée en putain ?

C’est ainsi qu’aveuglées par la rancune, les Unseelies conspirent afin de conquérir Brocéliande et réduire à néant leurs rivales qui protègent l’Humanité honnie. Ah… Je me souviens encore du jour où les deux Cours se sont brouillées au point d’oublier leur devoir de créer l’Harmonie… Mais je vous parle d’un temps que les moins d’un millénaire au moins ne peuvent pas connaître…

Moi ? Oh… Oui, j’ai rejoint les rangs des Seelies avant de me laisser piéger dans un sommeil enchanté, épuisé et découragé…

Mes maigres espoirs reposent sur la dernière descendante du chevalier-loup Bisclavret… Peut-être réussira-t-elle en cette époque « asphalte », selon le bon mot d’un jeune disciple, là où son aïeule à échoué… Pourvu qu’elle ne me réveille pas… Ma présence ici est secrète, voyez-vous.

Ah… Je vous en ai suffisamment révélé pour aujourd’hui… A bientôt, petits curieux… Mon Tombeau m’attend… J’ai tellement sommeil…

Publié le: 5 mars 2016 | Commentaires: 0

Une nouvelle chronique pour l’anthologie Dames de lune, fées des brumes

C’est une chronique fort agréable qui a été relayée sur Facebook il y a quelques jours. Je vous en donne un extrait. Elle provient du blog de Midnight Angel. Merci beaucoup ! =) La Toile de Liadan a frôlé le coup de cœur ! ^o^

Une épopée d’un chevalier parti avec comme quête de tuer l’être qui terrorise la région et va trouver une dulcinée en retour. Une aventure en pays Irlandais, inspiré des légendes de ce pays qui en regorge: merci de m’avoir permise d’en découvrir plus sur cette culture! Cette dame « Liadan de Glencar » est un personnage trouble mais qui, entouré de noirceur, possède une âme sensible et des ressentis. Une métaphore en quelque sorte regroupant les femmes en général, et la morale de cette histoire nous le prouve bien. Bref, une histoire sous forme de légende mais fortement inspirée de la réalité, une lecture qui a frôlé le coup de coeur mais qui n’en reste pas moins captivante.

Publié le: 3 juin 2013 | Commentaires: 0