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Autour de… La Louve de Brocéliande – Jeu PS3 & Bande-son : Folklore

Au-dessus, « The Netherworld » de Kenji Kawai, issu de la bande originale du jeu.

Du temps de mes études à Bordeaux – un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ♥ – je cherchais un jeu dont le thème serait le monde féerique, le Petit Peuple, l’Autre Monde. Je vivais une nouvelle crise de manque, voyez-vous. Hélas, je ne trouvais rien sur PC de vraiment sympa puisque j’avais déjà Zanzarah. Un bien bon petit jeu d’aventure à l’ambiance bucolique, genre de Pokémon-like, mais avec des fées et désormais sur Steam, mais sans sa VF. Je vous en reparlerai. Bref, un jour, avec mon frère jumeau, nous sommes allés nous promener dans un magasin Micromania…

C’est en flânant entre les rayons que mon œil est tombé sur cette couverture titrée en GROS tout ce que j’aime :

Un bon jeu d’action/aventure dans les pays des morts.

Autant vous dire que j’ai semé ma bave sur le parquet. Ou mon sang, c’est pareil. Mais, ce fut le drame : ce jeu qui me faisait saliver rien que par la promesse de sa couverture n’était disponible que sur PS3…

Maintenant : je l’AAAAAAAAAAAAIIIIII ! Je ne l’ai à ce jour toujours pas terminé, bien que je sois à la fin du jeu, mais je l’ai.

Mon frère (béni soit-il ^___^) s’est entre temps acheté une PS3 en occas’, pour jouer à MGS4, donc je me suis acheté Folklore en occas’ ! 😀

J’ai qu’une chose à dire pour résumer mon impression : magique !

Bon, allez, l’heure de la présentation ^^

Genre : Action/Aventure/RPG (On gagne des niveaux, c’est tout)
Année : 2007
Développeur : Game Republic

Synopsis :

Rencontre avec les morts.

Ellen a 22 ans, elle est étudiante et a été élevée dans un orphelinat, car, 17 ans auparavant sa mère a disparu dans des circonstances indéterminées. Or, la voilà à Doolin, un petit village paumé d’Irlande, après avoir reçu une lettre de sa mère lui demandant d’aller là-bas la retrouver…
Sur la colline de Sidhe (rencontrer quelqu’un sur la « colline des fées », je savais que ça sentirait le sapin ^^). Sur la colline, donc, Ellen croit trouver sa mère, assise, recouverte d’un châle et lui tournant le dos, mais… c’est un cadavre qu’elle retrouve et qui tombe dans la mer au bas de la falaise.

Keats est journaliste dans un magazine d’occultisme de seconde zone : « Royaumes Inconnus ». Ayant déjà écrit un article sur le village de Doolin, plus ou moins à l’abandon, et alors qu’il travaille, il reçoit un étrange appel anonyme d’une femme terrifiée le suppliant de l’aider et de se rendre au village. La femme s’exclame : « Les Faerys vont me tuer ! » Intrigué par cette histoire, le journaliste s’y rend, monte la colline et c’est avec Ellen qu’il découvre le cadavre de la femme inconnue.

S’en suit pour nos deux héros une aventure divisée en chapitres que l’on peut suivre avec chacun des deux protagonistes, car leurs chemins s’entrecroisent et sont complémentaires. Ainsi, à la fin d’un chapitre vous retournez à l’écran où vous choisissez de continuer avec le même ou avec l’autre personnage. Certains choix faits avec l’un influencera les événements suivis avec l’autre.
Entre enquête policière et quête initiatique dans le monde féerique et inquiétant du Neitherworld, les deux héros devront faire le lien entre le monde des vivants et celui des morts pour lever le voile sur le mystère de Doolin. Cela tout en combattant d’étranges ennemis avec l’aide des créatures du Netherworld à asservir.

Remarque : la bande originale du jeu compte Kenji Kawai, entre autres, à sa composition. Cela donne des musiques aux mélodies simples, souvent calmes, mélancoliques, mais aussi inquiétantes donnant au jeu son atmosphère d’Autre Monde.

Le style du character design semble coréen par les yeux aux longs cils, bien fermés, les iris brillantes, la peau lumineuse et, pour Ellen, les lèvres en cœur mis en avant. Ellen fait penser à une de ces poupées coréennes.

Liens :

 Le test sur Jeu video.com

 Folklore sur Amazon

 

Et la Louve dans tout ça ?

Eh bien, c’est très simple. J’ai été très inspirée par l’ambiance étrange, mystérieuse, oppressante de Folklore, à la fois lorsque l’on se trouve dans les différents mondes du Netherworld (le monde des fées) et aussi lorsque l’on parcourt le village de Doolin. À Doolin, l’ambiance est très mélancolique, le village est tout petit, mais tout le monde y a enterré ses petits secrets et y porte ses deuils. La mort n’est jamais loin et les cauchemars non plus. On s’y sent presque coupé du monde. Dans le Netherworld, le même endroit peut être aussi merveilleux à admirer (merci la PS3 et sa HD) que terrifiant ou inquiétant à parcourir (C’est un jeu d’action/aventure, les combats sont très rythmés et parfois très tendus). Les thèmes de la mort et du deuil sont omniprésents. C’est ce qui m’a toujours énormément plu dans ce jeu. Les Faerys ne sont pas des mascottes toutes mignonnes à prendre à la légère, mais des êtres puissants et capricieux. Pour les obtenir comme alliés, il faut être motivé et bien malin.

On commence doucement avec le premier monde qui nous donne un environnement crépusculaire, avec des êtres féeriques qui vont du très populaire au plus obscur (sauf une fois qu’on a lu Katharine Briggs et là, on se rend compte du travail documentaire effectué pour le jeu.) On va donc croiser un Barguest ou encore un Cernunnos tant qu’à faire (oui, carrément). Mais aussi des créatures moins connues du folklore anglo-saxon comme le Padfoot ou Aughisky (le Kelpie, ou cheval des eaux des Irlandais).

Au fil de l’aventure, on ira dans la mer, dans un univers plus proche d’Alice au Pays des Merveilles – que j’ai sincèrement détesté tant il me rendait claustrophobe et en plus, je n’aime pas Alice -, dans un monde ravagé par la guerre, aussi, et même en Enfer. Oui, je sais, ce dernier est presque hors sujet, mais presque seulement car tous ces mondes sont les diverses représentations humaines de l’Après. Ou bien il s’agit de mondes que de tels traumatismes ont créé. Car le Netherworld n’est rien sinon la somme du subconscient humain, et les Faerys, des fantasmes auxquels les humains donnent vie dans le Netherworld.

Et c’est sur ce dernier point que repose le secret de la relation entre Ellen et Keats, pour ne pas vous en dire plus.

J’ai donc écrit énormément de scènes avec ce clair-obscur des fées en tête, le fait qu’elles étaient des créations de l’esprit humain, de leur relation interdépendante, mais aussi avec la bande originale du jeu qui était parfaite.

Voilà, j’espère que cet article vous a plu et vous donnera une nouvelle vision de la Louve de Brocéliande ! N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous le souhaitez, je suis toujours très ouverte à la discussion. Et je ne mords pas. ^^

Publié le: 23 août 2017 | Commentaires: 0

Les Fées de Brocéliande

Pardonnez ma diction trainante, je me réveille d'un long sommeil.

Pardonnez ma diction trainante, je me réveille d’un long sommeil.

Bien le bonjour, voyageur… S’il est encore utile de me présenter, je me nomme Merlin

La petite Narratrice en échange d’un pot de miel m’a demandé de veiller sur ce tiroir imaginaire… Il est dédié aux univers qu’elle a créés… Plus particulièrement celui de Brocéliande et de sa louve gardienne. Comment aurais-je pu refuser ? C’était moi, où laisser Mordred y jouer un mauvais tour à ma place…

Enfin, nous allons commencer par le commencement, voulez-vous ?

Je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter Brocéliande, la forêt mythique sur laquelle je veille et… dirait-on, où je végète… Brocéliande en Bretagne continentale, cette belle Armorique, est le Berceau des Belles Dames, les fées et où les chevaliers d’Arthur ont été mis à l’épreuve.

Mais je ne vais pas m’égarer au sujet des garçons… Je vais vous entretenir de leurs initiatrices, les Demoiselles, en cette saison pluvieuse… Sachez que malgré leurs différends, il est en réalité délicat de, justement, les différencier. Avec elles, gardez à l’esprit qu’il vous faut vous méfier des apparences… Il y a du bon et du mauvais en toutes choses.

Celles de la cour des rêves et de la lumière, la « Cour Seelie », comme elle se fait appeler, a élu domicile en Brocéliande. Leur clan semble accueillant, mais il ne faut pas les croire inoffensives. Les Seelies sont comme ce dicton : « L’Enfer est pavé de bonnes intentions ».
A l’inverse, les fées des cauchemars et des ténèbres, les « Unseelies », préfèrent les grandes villes, car c’est là-bas qu’elles prolifèrent le mieux. Par nature, elles ont une dent contre l’Homme pour les avoir oubliées, voire avilies. Qui peut reprocher l’amertume d’une reine transformée en Clochette ? Ou… Si je dois vous présenter cela de façon plus… moderne… Ah ! A moins que ce ne soit classique… Qui peut reprocher le désir de vengeance d’une femme traitée en putain ?

C’est ainsi qu’aveuglées par la rancune, les Unseelies conspirent afin de conquérir Brocéliande et réduire à néant leurs rivales qui protègent l’Humanité honnie. Ah… Je me souviens encore du jour où les deux Cours se sont brouillées au point d’oublier leur devoir de créer l’Harmonie… Mais je vous parle d’un temps que les moins d’un millénaire au moins ne peuvent pas connaître…

Moi ? Oh… Oui, j’ai rejoint les rangs des Seelies avant de me laisser piéger dans un sommeil enchanté, épuisé et découragé…

Mes maigres espoirs reposent sur la dernière descendante du chevalier-loup Bisclavret… Peut-être réussira-t-elle en cette époque « asphalte », selon le bon mot d’un jeune disciple, là où son aïeule à échoué… Pourvu qu’elle ne me réveille pas… Ma présence ici est secrète, voyez-vous.

Ah… Je vous en ai suffisamment révélé pour aujourd’hui… A bientôt, petits curieux… Mon Tombeau m’attend… J’ai tellement sommeil…

Publié le: 5 mars 2016 | Commentaires: 0

Une nouvelle chronique pour… Vampires !

Une nouvelle chronique aujourd’hui ! Merci à Arwen ! Je suis contente de voir qu’un an après, mon premier roman continue de surprendre agréablement ! =D

Voici un extrait :

Avant toute chose, je remercie les Editions du Petit Caveau et le forum Le sanctuaire de la lecture grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre dans un tour organisé pour les chroniqueurs de ce forum. Sans cette proposition, je n’aurais sans doute jamais poussé plus loin la curiosité et n’aurais probablement jamais découvert ce livre. J’aurais eu tort car je serais passée à côté d’un roman très original qui vaut vraiment le coup d’être lu.

Publié le: 11 juillet 2013 | Commentaires: 0

Une nouvelle chronique pour l’anthologie Dames de lune, fées des brumes

C’est une chronique fort agréable qui a été relayée sur Facebook il y a quelques jours. Je vous en donne un extrait. Elle provient du blog de Midnight Angel. Merci beaucoup ! =) La Toile de Liadan a frôlé le coup de cœur ! ^o^

Une épopée d’un chevalier parti avec comme quête de tuer l’être qui terrorise la région et va trouver une dulcinée en retour. Une aventure en pays Irlandais, inspiré des légendes de ce pays qui en regorge: merci de m’avoir permise d’en découvrir plus sur cette culture! Cette dame « Liadan de Glencar » est un personnage trouble mais qui, entouré de noirceur, possède une âme sensible et des ressentis. Une métaphore en quelque sorte regroupant les femmes en général, et la morale de cette histoire nous le prouve bien. Bref, une histoire sous forme de légende mais fortement inspirée de la réalité, une lecture qui a frôlé le coup de coeur mais qui n’en reste pas moins captivante.

Publié le: 3 juin 2013 | Commentaires: 0

Une critique positive sur Amazon pour Vampires !

Ça fait plaisiiiiiiir-euuuh ! <3 Merci Lilibel !

Eh oui, car vous pouvez commander Vampires d’une nuit de Printemps sur Amazon AUSSI ! =D

j’ai choisi cet ouvrage parce qu’il est publié chez les éditions du petit caveau (écrivains exclusivement français).
C’est un livre original qui nous sort un peu de la bit-lit classique. Notre jeune héroïne débarque (non de son plein gré) dans un convent de vampires. Son maître la choisit pour une raison bien précise que nous découvrirons au fil des pages et qui ne lui facilite pas la vie.
Lia, un peu gaffeuse, nous amusera, nous montrera ses faiblesses…
Tout n’aurait pu être qu’une comédie, mais c’est bien plus. L’intrigue est intéressante, et l’action omni-présente.
Bonne lecture!!!

Publié le: 23 mars 2013 | Commentaires: 0